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2009-12-07

2009-12-07: GVSU New Music Ensemble, Andrew Pekler, The Necks

Journal d'écoute / Listening Diary

2009-12-07

GVSU NEW MUSIC ENSEMBLE / In C Remixed (Innova)

Les enregisrements et versions du célèbre “In C” de Terry Riley se multiplient. Pourtant, je ne me lasse pas d’entendre cette pièce, d’une simplicité mais d’une efficacité à tout épreuve. Cela dit, In C Remixed a réussi à me saturer pour un temps. Le Grand Valley State University New Music Ensemble (17 musiciens) propose ici une lecture relativement courte de l’œuvre (20 minutes), soumise à plusieurs remixeurs. In C Remixed est un album double (un peu moins de 140 minutes) proposant 18 remixes, plus l’enregistrement original du GVSU. La brochette de remixeurs est variée et hétéroclite, tout comme les résultats, d’ailleus. À souligner, les propositions de Jack Dangers, Glenn Kotche (percussive, comme il se doit), Nico Muhly (sensuelle), DJ Spooky (étrange) et David Lang (très déconstruite). Je ne nommerai pas les platitudes, mais il y en a: du mièvre surtout. Et trop de remixeurs s’attachent au do du piano, la noire insistante qui sert de colonne vertébrale à l’œuvre.

Recordings and versions of Terry Riley’s famous “In C” keep piling up. And yet, I don’t get tired of hearing this so simple and so efficient piece. That said, In C Remixed managed to satiate me for a while. The Grand Valley State University New Music Ensemble (17 musicians) delivers a rather short reading of the piece (20 minutes), which was then handed out to remix artists. In C Remixed is a 2-CD set (a little under 140 minutes) featuring 18 remixes, plus the GVSU’s original recording. The cast of remixers is varied and uneven, like the results. Worth nothing are the contributions by Jack Dangers, Glenn Kotche (percussive, as expected), Nico Muhly (sensual), DJ Spooky (strange), and David Lang (severly deconstructed). I won’t point out the boring bits, but there are some. And too many remixers latch onto the eight-note C pulse that provides the piece’s backbone.

ANDREW PEKLER / Entanglements in the Orthopedic Sensorium (Schoolmap - merci à/thanks to Dense Promotion)

Pour sa première parution chez Schoolmap (l’étiquette de Giuseppe Ielasi), Andrew Pekler propose un collage de fragments et restes d’albums précédents, montés en quatre “enchevêtrements” ma foi fort sympathiques. Musique électronique qui oscille entre l’abstrait et le naïf, le pulsif et l’agressif, et qui cherche à faire voyager sans forcer la note onirique. Pas toujours captivant, mais assez réussi.

For his first release on Schoolmap (Giuseppe Ielasi’s label), Andrew Pekler delivers a collage of fragments and leftovers from his previous albums, edited and mixed into four highly enjoyable “entanglements.” Electronic music switching between abstract and naive, pulsating and aggressive. Music that takes you on a journey without playing the cinematic card. Not always captivating, but pretty well done.

THE NECKS / Silverwater (ReR Megacorp)

La magie des Necks est indescriptible et doit être vécue (et en spectacle, encore plus) pour la croire. L’effet hypnotique de leur musique, qui utilise exclusivement la forme longue, transporte, engourdit, puis saisit et vous fait sortir de votre torpeur. Sur Silverwater, le trio altère sa façon de faire, d’une ou deux façons. D’abord, si la pièce est continue sur 67 minutes, elle présente, au lieu de l’habituelle courbe unique (doux, crescendo graduel, plateau incandescent, retombée rapide), plusieurs blocs formant des cycles relativement rapides de montées et chutes d’intensité. La palette sonore est quelque peu différente aussi: Chris Abrams utilise orgue, clavier et un piano à la prise de son “sale” (à défaut d’un meilleur terme), alors que Lloyd Swanton passe la première moitié du disque à jouer plus de percussion (de main) que de contrebasse, semble-t-il. Superbe minimalisme maximaliste, encore une fois. The Necks seront à la Sala Rossa de Montréal le 24 janvier 2010.

The Necks’s magic is undescribable and must be experienced (even better in live context) to be believed. The hypnotic effect of the music, which comes exclusively in long form, transports you, lulls you, than grasbs you by the balls and shakes you out of your cocoon. On Silverwater, the trio slightly alters its m.o. First, though the album features a continuous 67-minute piece, it adopts, instead of the usual single curve (quiet, then gradual crescendo, incandescent peak, quick catharsis), several blocks forming relatively fast cycles of peaks-and-catharsises. The sound palette is also a bit different: Chris Abrams is playing organ, keyboard, and piano with a “dirty” sound capture (for lack of a better word), while Lloyd Swanton spends the first half of the record playing more (hand) percussion than doublebass, or so it seems. Fabulous maximalist minimalism, once again. The Necks will be at La Sala Rossa, Montreal, on January 24, 2010.

1 comment:

  1. J'ai oublié de préciser que le Pekler est paru sur vinyl seulement (et en téléchargement).

    Forgot to mention that the Pekler album is available only on LP and as a download.

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