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2013-10-24

2013-10-23: Philippe Lauzier, Quartetski Does Stravinsky, Seven That Spells, Far Out Spaced Oddyssey


Journal d'écoute /  Listening Diary
2013-10-23

PHILIPPE LAUZIER / Transparence (schraum)
Allons-y pour un peu de musiques exigentes québécoises ce matin. La magnifique relation entre Philippe Lauzier et l’étiquette allemande schraum se poursuit, pour mon plus grand plaisir. Et cette fois, en plus, c’est pour un album solo. Lauzier a pris trois ans pour enregistrer cette douzaine de courts solos. Il y varie grandement les instruments (clarinette basse, saxos) et les approches (amplification, feedback, multipiste). Il s’y révèle un technicien de première, en plus d’avoir un grand sens du dosage, un must dans ce type d’improvisation microsonique. Car c’est de ça qu’il s’agit. On reconnaît certaines techniques de John Butcher, mais d’autres sont inédites. Un disque très impressionnant et captivant.
I got some Quebecois demanding music this morning. First up: the great relationship between Philippe Lauzier and the German label schraum continues to flourish, this time with a solo CD. Lauzier recorded this dozen of short solos in the course of three years. Instrumentation (bass clarinet, saxes) and approaches (amplification, feedback, multitracking) vary greatly. The results reveal a top-notch technician, and a musician with a keen sense of dosage – a must in this type of microsonic improvisation. For that is what this is about. I can hear some of John Butcher’s techniques in his repertoire, alongside things I have never heard before. Very impressive and captivating.

QUARTETSKI DOES STRAVINSKY / Le Sacre du printemps (Ambiances Magnétiques)
Après Prokofiev, le Quartetski de Pierre-Yves Martel s’est coltiné avec une œuvre fondatrice de la musique moderne: “Le Sacre du printemps”. D’abord Quartetski est devenu un quintetski: Martel à la viole de gambe, Philippe Lauzier (clarinette basse et saxo soprano), Joshua Zubot (violon), Bernard Falaise (guitare électrique) et Isaiah Ceccarelli (batterie). L’arrangement de Martel suit fidèlement le ballet de Stravinsky – chaque section est respectée – tout en se permettant des moments de liberté, des jeux de texture et des astuces afin qu’on ne s’ennuie pas de l’orchestre symphonique. L’exécution est précise mais fluide. Je m’attendais à une réinvention plus poussée, mais il s’agit tout de même d’un arrangement brillant, qui conserve à peu près tout le génie de cette œuvre phare.  [Ci-dessous: Ce lien ouvrira le lecteur média du site actuellecd.com, où vous pourrez écouter des extraits de l’album.]
After Prokofiev, Pierre-Yves Martel’s Quartetski tackles a founding work of modern music: “Le Sacre du printemps.” First of all, Quartetski has become a quintetski: Martel on viola da gamba, Philippe Lauzier (bass clarinet and soprano sax), Joshua Zubot (violin), Bernard Falaise (el. guitar), and Isaiah Ceccarelli (drums). Martel’s arrangement is faithful to Stravinsky’s ballet – each section is duly represented and cared for – while allowing for moments of freedom, textural plays, and tricks that make sure we don’t miss the symphonic orchestra. Execution is precise yet fluid. I was expecting a more thorough reinvention of the work, but this remains a brilliant arrangement that retains pretty much all the marvel and genius of this most important piece of music.  [Below: This link will open the actuellecd.com media player, cued on excerpts from this album.]

SEVEN THAT SPELLS / Superautobahn (Hau Ruck)
Avec le temps, Seven That Spells se transforme en une sorte d’Acid Mothers Temple & The Cosmic Inferno, une transition qui s’est accentué avec le recul du saxophone dans le son du groupe. D’ailleurs, leur plus récent disque, Superautobahn (août 2012), met en vedette le guitariste d’AMT, Makoto Kawabata, à titre d’invité. Gros rock psychédélique sale, puissant, qui ne relâche jamais, sauf pour tomber dans le bruitisme à la fin de “The Colossus”. C’est bien, ça fait ce que ça a à faire, mais ils ont fait des albums plus variés qui étaient meilleurs (dont Future Retro Spasm).
With time, Seven That Spells is morphing into another Acid Mothers Temple & The Cosmic Inferno, a transition marked by the disappearing role of the saxophone in their sound. Their latest opus Superautobahn (August 2012) even features AMT guitarist Makoto Kawabata as a guest. Loud, dirty psychedelic rock that just won’t quit, except to turn into a noise soup at the end of “The Colossus.” It’s good, it does the job, but this band has put out better, more varied records than this (like Future Retro Spasm).

ARTISTES VARIÉS-VARIOUS ARTISTS / Far Out Spaced Oddyssey (Far Out)
Une généreuse compilation double de l’étiquette Far Out, qui réédite des albums de musique pop-psychédélique-kitsch brésilienne et qui produit de nouveaux artistes brésiliens. Ainsi, cette compilation aguichante ratisse très large. À côté d’Aleuda, Joyce et Jose Mauro (grands noms de l’époque), on trouve des électroniciens comme Rabotnik et Binario, dont l’approche est nettement plus moderne. Ça danse donc beaucoup. Au final, j’y trouve trop de modernes et pas assez d’anciens, trop d’électro et pas assez de psychédélique. Cela dit, je sais maintenant vers qui m’orienter dans le catalogue de cette étiquette.
A generous double compilation from Far Out, a label that reissues psychedelic/kitsch/pop Brazilian music of ‘60s/’70s and produces new Brazilian artists. Which means that this comp covers a wide territory. Beside period names like Aleuda, Joyce, and Jose Mauro, we find new electronic artists like Rabotnik and Binario. In the end, there are too many moderns and not enough old stuff – too much electronica and not enough psychedelia – for my personal taste. However, now I know who to seek out in this label’s catalogue.


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