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2012-10-21

2012-10-19: Mariel Roberts, Deison, Robinson/Petit, Gospeed You! Black Emperor


Journal d'écoute / Listening Diary 
2012-10-19

MARIEL ROBERTS / Nonextraneous Sounds (Innova)
Commençons la journée en musique contemporaine, avec un disque de la violoncelliste Mariel Roberts. Un disque inégal, mais le bon est très bon. À savoir, une composition d’Andy Akiho (un des rares joueurs de steel pan à mener une carrière académique en musique contemporaine), “Three Shades, Foreshadows”, où la soliste est accompagnée d’une bande numérique composée de sons travaillés à partir d’échantillons d’elle-même, le tout évoquant souvent des sonorités de steel-pan. À savoir aussi, “Formations” de Tristan Perich, pièce pour violoncelle solo et ensemble de micropuces à 1 bit. Oui de l’électronique 1-bit – ondes pures au son supposément agressant (pensez réveil-matin), or Perich en fait quelque chose de presque suave, d’autant plus qe la pièce adopte un arc engageant. À elles seules, ces deux pièces totalisent 30 minutes, soit la moitié de la durée du disque. [Ci-dessous: “Formations”.]
Let’s start the day in contemporary music, with a CD by cellist Mariel Roberts. An uneven record, but what’s good is very good. And here I’m talking about two pieces. The first one is a composition by Andy Akiho (one of the rare steel-pan players navigating the world of academia) entitled “Three Shades, Foreshadows,” where the soloist is backed by a digital tape part consisting of sounds manipulated from samples of herself, the whole thing often evocating steel-pan sonorities. The second piece is “Formations” by Tristan Perich, for solo cello and an ensemble of 1-bit microchips. Yes, 1-bit electronica – pure soundwaves of an aggressive nature (think alarm clock buzzer), except that Perich turns them into something almost suave, and the work offers an engaging listening arc. These two pieces alone account for half of the album’s 60-minute duration. [Below: “Formations.”]

DEISON / Quiet Rooms (Aagoo)
Bof. Électronique expérimentale ambiante aux atmosphères brouilles, mal définies. Pièces longues et lassantes, et le découpage des quatre pièces est problématique – chaque fois, on a droit à un rapide fondu en fermeture, alors que la pièce suivante reprend exactement là où la précédente avait laissé. J’ai vraiment l’impression que Quiet Rooms était conçu comme une seule pièce continue; ce découpage artificiel est agaçant.
Bof. Experimental ambient electronica with fuzzy atmospheres. Long, tiresome tracks, and there’s something wrong with how the four tracks are laid out on the CD – they all end on a quick fade-out, then the next track picks exactly where the previous one left, as if Quiet Rooms had been recorded as a single continuous piece, then artificially cut up into four tracks. Annoying.

EUGENE S. ROBINSON & PHILIPPE PETIT / Last of the Dead Hot Lovers (Truth Cult - merci à/thanks to Rarely Unable)
Deuxième collaboration entre le chanteur-poète Eugene S. Robinson (Oxbow) et le multi-instrumentiste Philippe Petit (Strings of Consciousness), faisant suite à The Crying of Lot 69. Deuxième volet donc d’un triptyique annoncé où les histoires glauques de Robinson sont mises en musique par Petit – ce dernier se présente souvent comme un agent de voyage sonore; ici, il met en scène ses talents de compositeur de musique de film inexistant. Last of the Dead Hot Lovers se décline en deux chapitres de 20 minutes chacun. La voix de Kasia Meow répond à celle de Robinson à certains endroits. Aussi sombre que le volet précédent, mais plus ramassé, avec un meilleur focus et plus de surprises pour l’oreille. Et pas besoin d’avoir entendu le premier volet pour apprécier celui-ci. À paraître le mois prochain.
The second collaboration between singer/spoken word artist Eugene S. Robinson (of Oxbow) and muti-instrumentalist Philippe Petit (of Strings of Consciousness), following up on The Crying of Lot 69. The second part of what is announced as a triptych, where Petit sets to music Robinson’s gloomy stories. Petit, who often introduces himself as a sonic travel agent, here shines as an imaginary film music composer. Last of the Dead Hot Lovers consists of two 20-minute pieces. The voice of Kasia Meow answers Robinson’s in some places. As dark as the previous installment, though with sharper focus and more aural surprises. And no need to have heard the first installment to enjoy this one. Out next month.

GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR / Allelujah! Don’t Bend! Ascend! (Constellation)
Qu’un groupe aussi mythique que Godspeed You! Black Emperor revienne après dix ans, il est clair que certains se plaindront que la nouvelle mouture est trop près de la précédente, alors que d’autres se plaindront qu’elle ne l’est pas assez. Allez contenter tout le monde! Allelujah! Don’t Bend! Ascend!, c’est clairement GY!BE, mais c’est aussi autre chose – plus pesant, pour commencer. Comme si Sunn 0))) avait eu une incidence sur la reformation du groupe. En fait, dans certains passages de “Mladic”, j’aurais pu me croire dans un disque de Hawkwind – rythmique appuyée, barrage d’accords de guitares. Cela dit, les deux suites de 20 minutes sont poignantes à souhait. Les deux pièces de six minutes, elles, manquent de chair autour de leur os drone expérimental. Mais c’est un bon GY!BE, à tout le moins un justificatif suffisant pour revenir. [Ci-dessous: "Mladic".]
When a band as mythical as Godspeed You! Black Emperor comes back after a ten-year hiatus, it’s clear that some people will find the new album is too similar to the previous one, while others will complain it isn’t similar enough. Allelujah! Don’t Bend! Ascend! clearly is a GY!BE opus. However, it is also something else – some new: heavier, to start with. As if Sunn 0))) had been the catalyst for this reformation. And in some parts of “Mladic” it felt like I was in Hawkwind territory – pummeled rock rhythm, a barrage of guitar chords. Both 20-minute suites are poignant enough. The two six-minute tracks, though, lack some meat around their experimental drone bone. Still, it’s a fine GY!BE record, and it’s plenty good enough to justify their comeback. [Below: "Mladic."]

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