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2012-04-19

2012-04-18: Monty Adkins, Leo Kupper, Robert Normandeau, Stephan Mathieu


Journal d'écoute / Listening Diary 
2012-04-18

MONTY ADKINS / Four Shibusa (Audiobulb Records - merci à/thanks to Dense Promotion)
Je suis pantois devant la beauté – la simple, pure et patente beauté de ce disque. Adkins, qu’on connaît pour sa musique électroacoustique (deux disques chez empreintes DIGITALes) et ambiante (fragile.flicker.fragment paru l’an dernier chez Audiobulb), dévoile ici son côté zen. Quatre pièces interreliées, gravitant autour de toiles de Pip Dickens et de la notion japonaise de shibusa, la beauté inhérente des objets de tous les jours. Les quatre pièces consistent en mélodies minimales aux clarinettes (Heather Roche et Jonathan Sage) et en environnements sonores électroacoustiques. Il se dégage de cette musique une pureté et une simplicité désarmantes, ainsi qu’une minutie à toute épreuve. Tout simplement splendide. Ce disque sort le 23 avril. Ne le manquez pas.  [Ci-dessous: Un extrait de “Entangled Symmetries”.]
I am speechless before the beauty – the sheer, pure, simple beauty – of this record. Adkins, whom I know through his electroacoustic music (two records on empreintes DIGITALes) and his ambient music (fragile.flicker.fragment released by Audiobulb last year), unveils his Zen side on this album. Four related pieces developed around paintings by Pip Dickens and the Japanese idea of shibusa, the inherent beauty in everyday objects. All four pieces consist of minimal clarinet melodies (Heather Roche and Jonathan Sage, multitracked) and electroacoustic environments. The music irradiates disarming purity and simplicity, and it has been carefully composed, with every detail fitting perfectly in the overall picture. Downright gorgeous. This album comes out on April 23. Don’t miss it.  [Below: An excerpt from “Entangled Symmetries.”]

LEO KUPPER / Digital Voices (Pogus)
Le compositeur-électroacousticien vétéran Leo Kupper propose un programme axé sur la voix humaine traitée et spatialisée par ordinateur. Digital Voices présente cinq œuvres: deux pour voix féminine, deux pour voix masculines et, entre les deux, une œuvre instrumentale. Les interprètes sont Barbara Zanichelli, Anna Maria Kieffer et Nicholas Isherwood. “Aviformes” se distingue du lot: Zanichelli y chante des phrases abstraites évoquant des chants d’oiseaux, tandis que la trame numérique est constituée de chants d’oiseaux et d’enregistrements de terrains recomposés. Splendide. Le diptyque “Paroles sur lèvres / Paroles sur langue” (avec Isherwood) offre aussi de belles transformations. Par contre, “Lumière sans ombre” croule sous sa solennité.
Veteran composer-electroacoustician Leo Kupper delivers a program based on the human voice as treated and spatizialized on a computer. Digital Voices features five works: two for female voice, two for male voices, and, in between, one instrumental piee. The singers are Barbara Zanichelli, Anna Maria Kieffer, and Nicholas Isherwood. “Aviformes” is the pick of the litter: Zanichelli sings abstract phrases of a birdsong-like nature, while the digital weft consists of recomposed birdsongs and field recordings. Gorgeous. The diptyque “Paroles sur lèvres / Paroles sur langue” (with Isherwood) also has beautiful transformations to offer. On the other hand, “Lumière sans ombre” is crushed by its own solemnity.

ROBERT NORMANDEAU / Palimpsestes (empreintes DIGITALes)
Ce CD regroupe des œuvres réalisées entre 2005 et 2011, une très belle mouture. J’en retiens particuièrement “Jeu de langues”, composée essentiellement de sons de respiration extraits d’enregistrements d’instrumentistes (il s’en dégage une sensualité trouble), et “Anadliad”, faite de cornemuse, de pibgorn et du vent qui fouette le Pays de Galles. Sans oublier “Palimpseste”, œuvre qui clôt (enfin!) le cycle “Onomatopées” dont le premier volet remonte à 1991. De la très bonne musique électroacoustique, réfléchie, maîtrisée, capable d’émouvoir (ce qui n’est pas toujours le cas chez Normandeau).
This CD culls works realized between 2005 and 2011, a very fine harvest. I am particularly fond of “Jeu de langues” made mostly out of inspirations edited from recordings of wind instrument players (the piece is sensual in a troubling way) and “Anadliad”, consisting of bagpipes, pibgorn, and the winds of Wales. And let’s not forget “Palimpseste”, the last (finally!) installment in the “Onomatopées” cycle started in (gasp!) 1991. Some very good electroacoustic music, thoughtful, masterful, and moving (which is not always the case in Normandeau’s oeuvre).

STEPHAN MATHIEU / A Static Place (12k)
Question de terminer la journée comme je l’ai commencée: dans la beauté. Stephan Mathieu a construit A Static Place en manipulant délicatement à l’ordinateur les premiers 78 tours de musique baroque sur instruments d’époques, joués sur un grammophone. De ces sources, il tire de doux sons surannés avec lesquels il peint des toiles sonores chatoyantes. Un de ses meilleurs disques et un superbe album d’électronique expérimentale ambiante.
I have decided to conclude my day the same way I started it: amidst beauty. Stephan Mathieu composed A Static Place by delicately transforming some of the first 78 rpms of early classical music on period instruments, played back on a dusty grammophone. Out of these sources he has drawn quiet antiquated sounds, with which he has created shimmering soundscapes. One of his best records yet, and a splendid album of experimental ambient electronica.

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