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2010-05-05

2010-05-05: Fujiwara/Bynum, Nord/Hofmann, Alexey Kruglov, Claude Tchamitchian, Le Orme

Journal d'écoute / Listening Diary

2010-05-05


TOMAS FUJIWARA & TAYLOR HO BYNUM / Stepwise (NotTwo Records - merci à/thanks to improvised communications)

Un duo qui dure, une association qui marche - celle entre le batteur Tomas Fujiwara et le cornettiste Taylor Ho Bynum. Stepwise est un disque rempli de gaieté. Les dix pièces présentées (certaines sont composées, d’autres non) respirent le bonheur, la joie de vivre. Elles gambadent et sautillent, ne tiennent pas en place. Des rayons de soleil sortent du cornet de Bynum, la batterie produit une symphonie faunique. Un jazz actuel resplendissant. [CI-dessous: Sur cette page, vous trouverez deux extraits de l’album, en haut de la section “Selected Discography”.]

An enduring duo, an association that works, between drummer Tomas Fujiwara and cornettist Taylor Ho Bynum. Stepwise is a record filled with joy. The ten pieces (some are composed, others are not), exude happiness and joie de vivre. They saunter and bounce, they can’t stand still. Rays of sunshine come out of Bynum’s cornet, and the drum kit makes an animal symphony. Bright, shiny avant-jazz. [Below: On this page, you’ll find sound clips from the album, at the top of the “Selected Discography” section.]

http://www.improvisedcommunications.com/taylor-ho-bynum/


MIKE NORD & GEORG HOFMANN / The Flow: Music for Improvised Dance (Leo Records)

Un autre duo, avec un batteur, mais un projet très différent. Le guitariste Mike Nord et le batteur Georg Hofmann ont publié quelques disques chez Leo (dans des groupes plus grands), sans jamais m’impressionner. Par contre, ce projet duo est bien agréable. Enregistré en concert et improvisé en présence de danseurs (dont on perçoit occasionnellement les mouvements dans l’enregistrement). Une musique texturale, parfois ambiante, presque intimiste, avec une belle tension. Ça ne casse rien, mais ça développe une ambiance prenante, soutenue. Du beau boulot.

Another duo, also with a drummer, but this is a whole different project. Guitarist Mike Nord and drummer Georg Hofmann have released a few CDs on Leo Records (as part of larger groups), but they never impressed me. This duo outing, however, makes a fine listen. Recorded live and improvised with dancers (they can be heard occasionally on the recording). Textural music, ambient at times, almost intimate, with a nice tension. It’s not ground-breaking, but it develops and sustains a gripping ambience. Nice work.


ALEXEY KRUGLOV / Seal of Time (Leo Records)

On peut compter sur Leo Records pour nous faire découvrir des musiciens de jazz russes. Le saxophoniste Alexey Kruglov a la jeune trentaine. Le voici en compagnie du batteur Oleg Udanov (du Jazz Group Archangelsk), plus un pianiste, un bassiste et une chanteuse faisant des apparitions ici et là. Seal of Time est un cycle de compositions très solide, fort en émotions et retournements. “Poet” m’a fait immédiatement penser à Ivo Perelman: le même feu, la même urgence. Un bon disque, mais surtout très prometteur. Il faudra surveiller ce Kruglov: en plus d’avoir un jeu solide et poignant, il semble avoir des idées.

Count on Leo Records to put Russian jazzmen out there. Saxophonist Alexey Kruglov is in his early thirties. Here he is with drummer Oleg Udanov (of jazz Group Archangelsk), plus a pianist, a bassist and a singer making appearances here and there. Seal of Time is a very strong compositional cycle, rich in emotions and twists. “Poet” immediately made me think of Ivo Perelman: same fire, same urgency. A good record but most of all a very promising record. Keep an eye on this Kruglov: not only does he has a sure-footed and poignant tone, but he seems to have good ideas too.


CLAUDE TCHAMITCHIAN / Another Childhood (Émouvance)

Un album solo signé par le directeur de l’élégante étiquette française Émouvance. Un disque soigné, composé de neuf improvisations entre deux et neuf minutes. Des idées claires, exposées et développées minutieusement, avec une bonne dose d’émotion, sans surfaire pour autant. Ce disque n’allumera pas les passions, mais il récompense l’écoute attentive. Et une très belle prise de son.

A solo album signed by the owner of the elegant French label Émouvance. A carefully made record consisting of nine improvisations (2-9 minutes). Clear ideas exposed and developed with care and a good dose of feeling - not overdone though. This record will not fire you up, but it rewards attentive listening. And a beautiful audio capture.


LE ORME / Verità Nascoste (Universal)

Les choses se replacent. Sur ce septième album (1977), Le Orme reprend du mieux. Tolo Marton a quitté, mais le groupe le remplace. Différence: Germano Serafin convient beaucoup mieux au son de Le Orme ET il ne participe pas à l’écriture des chansons. Résultat: exit l’américanisation, exit les petites instrumentales simplistes. Sans être un grand disque (comme l’est Storia o Leggenda), Verità Nascoste est un pas dans la bonne direction. Il n’y a rien ici de réellement mémorable, mais ce disque s’écoute bien et se reconnaît plus facilement comme étant de Le Orme, avec plus de voix, plus de claviers, plus d’élégance et de lyrisme.

Things are getting back in place. On this seventh release (1977), Le Orme is recuperating following the near fiasco of Smogmagica. Tolo Marton is gone, but replaced. However, Germano Serafin’s guitar style fits Le Orme’s sound much better AND he doesn’t take part to the songwriting. Result: the Americanisation is over, the short and simple instrumentals are gone. Verità Nascoste is not a great album (like Storia o Leggenda, its follow-up), but it’s a step in the right direction. There’s nothing truly memorable here, but it’s a fine listen, and it’s easier to acknoeldge as Le Orme, with more vocals, more keyboards, more elegance and lyricism.


LE ORME / Storia o Leggenda (Universal)

Peut-être le plus grand “come-back” de l’histoire du rock progessif. Après deux albums très moyens et fortement affligés du syndrome de mi-carrière, voilà qu’avec ce huitième opus, Le Orme revient en force au son de ses belles années. Storia o Leggenda est l’égal de Uomo di Pezza et Contrappunti. Ici, le groupe réussit définitivement à convaincre que l’ajout d’un guitariste était une bonne idée. L’écriture est maintenant revenue au rock progressif symphonique, mais dans un format court. Beaucoup d’émotion, de lyrisme. Tagliapietra n’a jamais si bien chanté, Pagliuca ramène les claviers à l’avant-plan, mais surtout l’écriture a retrouvé sa fougue. Alors que la plupart des groupes de rock progressif, italiens et britanniques, connaissent alors un passage à vide, Le Orme se tape une nouvelle jeunesse. Ce disque est un bijou, du vrai bonbon, et je le recommande chaudement comme point d’entrée aux néophytes.

This might be the most impressive come-back in the history of progressive rock. After two mediocre albums that screamed mid-career crisis, with this eighth release (1977) Le Orme is back to the stylings of its golden age. Storia o Leggenda is on the same level as Uomo di Pezza and Contrappunti. And here, the band finally manage to convince that adding a guitarist was a good idea. The songwriting is back to symphonic progressive rock, although in a short form. Lots of feeling, lots of Italian lyricism. Tagliapietra never sung so well, and Pagliuca is bringing the keyboards back to the front, but mostly the songwriting feels vital again. While most prog rock bands, in Italy and England, were running on empty, Le Orme has found its second wind. This album is a gem, and I strongly recommended to newcomers as a point of entry.

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