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2014-06-13

2014-06-12: Koch/Badrutt/Babel, Kyle Bruckmann's Wrack, Ton Trio II, Everything is Shit

Journal d'écoute / Listening Diary 
2014-06-12

HANS KOCH, GAUDENZ BADRUTT & ALEXANDRE BABEL / Species-Appropriate Animal Husbandry (Creative Sources)
Très solide session studio enregistrée en juin 2012. Improvisation libre faite de bruits -sillements, chuintements, grommellements – produits par une clarinette basse (Koch, des techniques magistrales), des électroniques (Badrutt, mystérieux) et des percussions (Babel, maître du cache-cache avec les sons des deux autres). Sept pièces d’une à dix minutes, des énigmes à profusion et beaucoup, beaucoup d’écoute.
Very strong studio session recorded in June 2012. Free improvisation consisting of small sounds – whining, rustling, grumbling – produced by a bass clarinet (Koch, commanding techniques), electronics (Badrutt, mysterious), and percussion (Babel, excellent at playing hide-and-seek with the other two’s sounds). Seven tracks, one to ten minutes long, with plenty of enigmatic stuff going on and lots and lots of deep listening.

KYLE BRUCKMANN’S WRACK / ...Awaits Silent Tristero’s Empire (Singlespeed Music)
Croyez-moi: l’ensemble Wrack de Kyle Bruckmann est l’un des ensembles de jazz actuel les plus excitants aux États-Unis – de la trempe d’Audio One. L’écriture de Bruckmann est riche, complexe, sensible, originale et divertissante. Ce disque propose un cycle de compositions inspirées par les romans de Thomas Pynchon: une courte “ouverture” suivie de trois mouvements de 15 à 20 minutes chacun. Je m’attendais à beaucoup d’impro, mais non, l’écriture est serrée, avec beaucoup de références au jazz et des rebondissements à n’en plus finir. Et un très bel alignement à sept qui inclut Jen Paulson à l’alto, Jeb Bishop (trombone) et Tim Daisy (batterie), sans oublier Bruckmann, un hautboïste hors pair. [Ci-dessous: “Overture”]
Take my word for it: Kyle Bruckmann’s Wrack is one of the top avant-jazz ensemble in the US right now – up there with Audio One. His writing is rich, complex, sensitive, personal, and entertaining. This record features a cycle of compositions inspired by the novels of Thomas Pynchon: a short “overture” followed by three movements of 15 to 20 minutes in duration. I was expecting a lot of improvisation, but no, this is tightly-written material with lots of jazz references and surprises a-plenty. Very fine septet line-up featuring, among others, Jen Paulson on viola, Jeb Bishop on trombone, and Tim Daisy on drums – and let’s not forget Bruckmann, an unmatched oboe player.  [Below: “Overture.”]

TON TRIO II / On and On (Singlespeed Music)
J’ai chroniqué le premier disque du Ton Trio en 2009. Depuis, le saxophoniste Aram Shelton a pris du gallon et il a revampé son groupe, d’où ce Ton Trio II. Il est maintenant accompagné de Scott Brown à la basse et d’Alex Vittum à la batterie. On and On est un album de jazz bien construit, aux thèmes accrocheurs, lyriques même. “Orange Poppies” et “Turncoats” sont mémorables. Écriture engageante, interprétations soutenues, c’est du bon jazz créatif américain, à la hauteur des groupes de Keefe Jackson ou de James Falzone.
I reviewed the first Ton Trio CD in 2009. Since then, sax player Aram Shelton has gained experience and revamped his band, hence Ton Trio II. This time he is backed by Scott Brown on bass and Alex Vittum on drums. On and On is a well-built jazz album full of catchy, lyrical themes. “Orange Poppies” and “Turncoats” are memorable. The writing is engaging, the performances endearing. This is some good American creative jazz on par with the bands of Keefe Jackson or James Falzone.

ARTISTES VARIÉS-VARIOUS ARTISTS / Everything is Shit: Punk in Brussels 1977-79 (Sub Rosa – merci à/thanks to Forced Exposure)
Lourde compilation (le CD a deux fois plus de chansons que le vinyle) qui s’intéresse à la mouvance punk de Bruxelles, à l’époque où l’underground de cette ville suivait avec beaucoup d’attention le développement du punk et du no-wave. Les groupes qui figurent ici ont été éphémères, instables et très peu documentés. On a droit à quelques faces de 45 tours, mais surtout à des démos, des enregistrements bancaux – des traces recueillies puis nettoyées autant que possible (ça reste rude comme qualité sonore dans plusieurs cas). Le punk, c’est pas mon fort, et il y a bien des trucs sur ce disque qui ne vont pas au-delà de l’intérêt documentaire. Sauf pour les quatre chansons de Raxola, qui ont beaucoup, beaucoup de gueule.
A heavy compilation (the CD offers twice the amount of material the LP has) focusing on the punk movement in Brussels, at a time when the underground there was following the punk and no-wave movements up close. The bands represented here were short-lived, unstable, and largely undocumented. There’s a few 7” sides, but for the most part the material was salvaged from demo and rehearsal tapes. There’s just so much you can do to clean this stuff up, so there’s still plenty of rough edges. Punk is not my forte, and most of the songs here don’t go beyond a certain docmentary interest. Except for the four Raxola songs, which are just mind-blowing in their own way.


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