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2013-11-29

2013-11-28: Fanny Lasfargues, Radiation 10, Staer, Rom/Schaerer/Eberle, Zevious

Journal d'écoute / Listening Diary 
2013-11-28

FANNY LASFARGUES / Solo (Coax Records)
C’est ma première rencontre (je crois) avec le travail de la jeune contrebassiste Fanny Lasfargues, qui a tout de même une belle feuille de route. Et ce Solo déjoue toutes les attentes qu’on pourrait avoir envers un album de contrebasse solo. Fanny joue aussi de la basse électroacoustique et utilise beaucoup de pédales, sans oublier des techniques de jeu inusitées. La suite “B7” (33 des 39 minutes de l’album) fait appel à tout ça, d’une manière solidement structurée – les premières dix minutes sont incroyablement enlevantes, chaque changement, chaque nouvelle idée étonne. Le reste de l’album est plus faible, mais rendu là, on s’en fout. J’attends avec impatience la suite que donnera Lafargues à ce premier disque solo.
This is my first time (I think) hearing the work of young bass player Fanny Lasfargues, who already has a solid resume. And this Solo goes against every expectation you may entertain from a solo doublebass record. See, Fanny also plays electro-acoustic bass and uses lots of effects pedals, not to forget extended techniques. The “B7” suite (33 minutes out of the album’s 39) makes use of all that, in well-structured ways – the first ten minutes are incredibly compelling, each change, each new idea managing to surprise the listener. The rest of the album is weaker, but by then I didn’t care. I will be eafgerly awaiting Lafargues’ follow-up.

RADIATION 10 / Bossa Super Nova (Coax Records)
Je ne sais pas si c’est signe que je deviens blasé, mais je m’intéresse plus aux solos et aux grands ensembles qu’aux trios, quatuors et quintettes. Radiation 10 est un nonette (oui, je sais, je m’attendais à dix musiciens moi aussi) qui semble être le fer de lance du collectif Coax – on y trouve des membres de Métal-o-Phone et de 21 (chroniqués dans l’entrée du 2013-11-25/26), entre autres. Il s’agit d’un groupe essentiellement acoustique, sauf pour la guitare et le Fender Rhodes. Cuivres, clarinette, violon, contrebasse, vibraphone et batterie complètent l’instrumentation. Bossa Super Nova propose dix pièces sans titre, des compositions créditées au groupe, de vraies compos, serrées, soignées, souvent puissantes. Ce disque a de la poigne et de la gueule. Les parties 5 et 10 torchent merveilleusement. Y a de quoi rappelé les ensembles similaires du collectif Circum. Bref, c’est un must. Un gros gros must. Sur CD ou vinyle. Et en passant, c’est le quatrième disque Coax Records que j’écoute cette semaine, et ce label commence à afficher une solide moyenne au bâton. Leur site Internet propose plusieurs extraits en écoute libre. Allez-y.  [Ci-dessous: La piste numéro 6.]
I don’t know if it means I’m getting jaded, but it seems that my interests lie more in solos and large ensembles these days – I think I just heard too many trios, quartets and quintets. Radiation 10 is a nonet (yeah, I expected a tentet too). It seems to be the Coax collective’s flagship, with members of Métal-o-Phone and 21 (both reviewed in the 2013-11-25/26 entry), among other projects. A big band if you will, mostly acoustic, except for guitar and Fender Rhodes, with brass, clarinet, violin, doublebass, vibraphone and drum kit rounding up the instrumentation. Bossa Super Nova features ten untitled compositions credited to the whole group, actual compositions, tight, complex ones, and they pack a punch. This record has torque and attitude. Parts 5 and 10 are huge thrill rides. This band reminds me of similar ensembles from the Circum collective. In other words, this one’s a must-have. A big must-have. On CD or LP. And by the way, this is the fourth Coax Records release I review this week, and that label is starting to show a commanding batting average. Their website offers to stream tracks from all their releases. Maybe you should head over there.  [Below: Listen to track 6.]

STAER / Daughters (Horse Arm – merci à/thanks to Dense Promotion)
Deuxième album studio du groupe Staer, qui fait dans le brutal prog – un rock fort, complexe, bruitiste, apocalyptique. La guitare est perçante à en faire mal, mais le jeu d’ensemble est précis où il faut et se relâche dans des moments de flottement, comme “One Million Love Units”. Le saxophoniste Kjetil Møster (Ultralyd) fait une apparition surprise.
Second studio album from Staer, a band that delves into brutal prog – loud, complex, noisy, apocalyptic rock. Ear-splitting guitar tone. The band is very tight where it counts and knows how to get looser in moments of near-zero gravity, like in “One Million Love Units.” Sax player Kjetil Møster (of Ultralyd) makes a guest appearance.

ROM • SCHAERER • EBERLE / At the Age of Six I Wanted to Be a Cook (Unit Records)
Deuxième album entre le vocaliste et beat-boxer Andreas Schaerer, le trompettiste Martin Eberle et le guitariste Peter Rom. Chansons sans paroles, exercices de style, jeux d’improvisations étonnament composés. Les discours des trois musiciens se croisent et se suivent sans se fondre, sauf dans des moments bien spécifiques, comme la ballade “Lou”, la pièce la plus orthodoxe de ce disque. Plus satisfaisant que leur premier album, plutôt accessible, avec un bel humour.
Second album between vocalist/beatboxer Andreas Schaerer, trumpeter Martin Eberle, and guitarist Peter Rom. Wordless songs, exercises in style, improvisational games that turn out to be composed (surprisingly). The musicians’ narratives criss-cross and follow rach other without actually melding – and that’s fine – except in very specific moments, like the ballad “Lou”, the most orthodox piece on this record. More satisfying than their debut album, and rather accessible, with a fine dose of humour.

ZEVIOUS / Passing Through the Wall (Cuneiform)
Deuxième album de Zevious pour l’étiquette Cuneiform (leur troisième en tout?). Je suis rendu que je les préfère à Ahleuchatistas: un son plus plein, même en power trio, et une écriture plus facile à suivre (bien que je sois rarement pro-facilité). “White Minus Red” et “Plying the Cold Trade” frappent un bel équilibre entre puissance, lenteur et profondeur.
Second album by Zevious on Cuneiform (their third overall?). I have grown to prefer these guys over Ahleuchatistas: a rounder sound and songwriting that’s easier to follow (though I’m rarely pro-easier). “White Minus Red” and “Plying the Cold Trade” strike a fine balance between power, slowness and depth.


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