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2012-07-16

2012-07-12/13: ETHEL, Diatribes/Moimême/Chabas/Rodrigues/Torres, Berthet/Vonlanthen/Bondi, Ilitch


Journal d'écoute / Listening Diary 
2012-07-12/13

ETHEL / Heavy (Innova)
Le nouveau disque du quatuor à cordes ETHEL est un CD, bien qu’il soit emballé comme un 7 pouces. C’est d’ailleurs une pochette splendide – Innova fait rarement dans le fétichisme de l’objet, mais c’est très réussi. J’aime ETHEL – leur interprétation de Dream House de Mary Ellen Childs m’avait fort plus il y a quelques années. Heavy regroupe huit œuvres, toutes de compositeurs différents. Elles ont toutes une certaine “lourdeur” – soit qu’elles s’inspirent du blues ou de la soul, soi qu’elles ont une approche très appuyée du quatuor à cordes. À souligner: “La Citadelle” de Raz Mesinar, une longue pièce obsédante; l’étrange “Sphere[‘]s” de John Halle, et le “String Quartet No. 2: Four Thoughts on Marvin Gaye” de Don Byron qui ouvre le disque avec brio. Dans l’ensemble, Heavy offre une écoute très agréable, plutôt variée, avec beaucoup de surprises et une certaine accessibilité.
The new release by string quartet ETHEL is a CD, despite it being packaged like a 7”. It boasts a gorgeous cover – Innova rarely caters to obkect fetichists, but this time they did, and it’s quite a treat. I like ETHEL – their recording of Mary Ellen Childs’ Dream House is what attracted me to their work a few years ago. Heavy features eight works by eight composers. They all share a certain heaviness – eitheir from their inspiration in blues or soul music, or in their see-saw approach to the string quartet. Worth singleing out are Raz Mesinar’s long and obsessive “La Citadelle”; John Halle’s strange “Sphere[‘]s”; and Don Byron’s “String Quartet No. 2: Four Thoughts on Marvin Gaye”, the brilliant disc opener. Overall, Heavy delivers a highly enjoyable and rather varied listen. Accessible music with lots of surprises.

DIATRIBES, ABDUL MOIMÊME, EDUARDO CHABAS, ERNESTO RODRIGUES & NUNO TORRES / Brume (Creative Sources)
Un sextuor à cinq noms (Diatribes est un duo de percussionnistes formé de Cyril Bondi et D’Incise) jouant des improvisations libres constitués de bruits et de textures microscopiques. Objets sur tambour basse, ordinateur, guitare préparée, trompette, alto, saxophone. J’aime cette palette sonore, et j’aime les instrumentistes en présence, mais Brume offre trop peu de variations pour résister à quelques écoutes. Mon intérêt vacille et les cinq pièces sont, tout compte fait, interchangeables.
A sextet, though five names are on the marquee (Diatribes is actually a percussion duo consisting of Cyril Bondi and D’Incise), playing free improvisations made of microscopic sounds and textures. Objects on a bass drum, laptop, prepared guitar, trumpet, viola, alto sax. I like this sound palette, and I like these musicians, but Brume offers too little diversity to maintain my interest beyond a listen or too. In the end, any track could be mistaken for any other on this album.

CHRISTOPHE BERTHET, VINZ VONLANTHEN & CYRIL BONDI / Silo (Leo Records)
Parlant de Cyril Bondi, le voici dans un rôle plus couramment associé à celui du batteur, dans un trio sax-guitare-batterie de musique improvisée. Treize pièces courtes qui ratissent assez large, du free jazz à tendance fusion jusqu’à l’improvisation non idiomatique, en passant par des ambiances plus texturales et microsonores. Berthet et Vonlanthen y vont de dialogues très créatifs, mais c’est le travail de Bondi qui m’a fasciné du début à la fin: son jeu déconstruit, démultiplié entre la frappe et le frottement, le tambour et l’objet sonore.
Speaking of Cyril Bondi, here he is in a role more generally associated with that of a drummer, in a free improvisation sax/guitar/drums trio. Thirteen short pieces covering a rather large range of styles, from fusion-leaning free jazz to non-idiomatic free improvisation, and on toward more textural and microsonic realms. Berthen and Vonlanthen have highly creative exchanges, but what fascinated me throughout was Bondi’s playing: his deconstructed playing, demultiplied between hits and strokes, drums and sounding objects.

ILITCH / La Maïeutique de la quantique (Beta-lactam Ring Records)
Ilitch (Thierry Müller) produit peu mais surprend toujours. Cet album paru l’an dernier propose du nouveau matériel dans une veine krautrock/space rock qui rappelle à la fois Can, Neu et Acid Mothers Temple. Basique dans la forme, mais fourni dans le fond. Et joliment sale.
Ilitch (Thierry Müller) releases little but always takes you by surprise. This album of new material released last year is in a krautrock/space rock vein. Reminiscent of Can, Neu, and Acid Mothers Temple. Basic form, with lots of extras in the sonics. And quite dirty music too, which I thoroughly enjoy.

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