La parution de novembre 2011 offerte aux abonnées de New Braxton House (aussi disponible à la carte). Un disque double qui documente deux compositions encore non endisquées: la n° 277 et la n° 278, enregistrée en studio en novembre 2000 par (essentiellement) la même formation entendue sur Tentet (Antwerp) 2000 (la parution de septembre 2011). Qualité satisfaisante pour deux pièces joyeusement tordues. Ma préférence va à 277, dont les 15 dernières minutes sont parfaitement folles, et entre cet album et le Antwerp, je préfère celui-ci.
The November 2011 digital-only release for New Braxton House subscribers (also available a la carte). A double set featuring to as-yet-undocumented compositions – Nos. 277 & 278 – and featuring essentially the same line-up as heard on Tentet (Antwerp) 2000 (the September 2011 release). Satisfying recording quality, and two nicely twisted compositions. I prefer 277, whose last 15 minutes are completely nuts, and between this album and the Antwerp set, I’d go for this one.
SIGUR RÓS / Inni (XL Recordings)
**Cette critique porte strictement sur les deux CD audio - je n’en pas encore regardé le film de 75 minutes en concert qui les accompagne.** La musique de Sigur Rós a toujours frôlé le grandiose. Ce premier réel album en concert livre du grandiose à pleine pelle - clairement, ces Islandais n’ont pas besoin d’une section de cordes pour réussir cela la section. La sélection des chansons est robuste, les versions poignantes (particulièrement “Ny batterí”, “Festival” et “Popplagid”), et on a droit une très belle nouvelle chansons - la première depuis 2008. [Ci-dessous: La bande annonce du film.]
**This review covers only the two audio CDs - I haven’t had time yet to watch the 75-minute live feature film that comes with them.** Sigur Rós’ music has always bordered on grand. This first bona fide live album delivers grand by the ton – clearly, these Icelanders don’t need a string section to reach symphonic proportions. The song list is hefty, poignant renditions abound (especially “Ny batterí,” “Festival,” and “Popplagid”), and we are treated to a beautiful new song – their first since 2008. [The official movie trailer.]
You can listen (stream or download) to the latest Délire Actuel broadcast HERE (look for Délire Actuel on the list of shows).
Édition du 6 décembre 2011
Broadcast of December 6, 2011
DESCRIPTION
DESCRIPTION
Musique pour ensembles / Revisitons nos classiques (III): 1re heure: musiques pour ensembles réels et virtuels, musique contemporaine métissée. 2e heure: Revisitons trois classiques d’Anthony Braxton, Henry Cow et The Residents.
Music for Ensembles / Let’s Revisit Some Classics (III): 1st hour: Music for real and virtual ensembles, crossbred contemporary music. 2nd hour: Let’s revisits three classic albums by Anthony Braxton, Henry Cow, and The Residents.
Un tubiste (Carl Ludwig Hübsch, un trompettiste (Roland Spieth) et un trio de percussionnistes-bruiteurs (Suboko), dans une courte ronde d’improvisation qui résulte en 38 minutes de pur plaisir. Ça tire, ça pousse, ça se chamaille, ça s’entend, ça s’invente, ça vit.[Ci-dessous: La pièce “Ein”.]
One tuba player (Carl Ludwig Hübsch), one trumpet player (Roland Spieth), one trio of percussionists/noisicians (Suboko), engaged in a short bout of free improvisation that produces 38 minutes of pure pleasure. Music that pulls and pushes, music that shouts and listens, music that invents itself, music that lives.[Below: The track “Ein.”]
Un duo flûte (Marie-Noëlle Choquette) et guitare classique (Charles Hobson) qui lançait récemment un premier disque autoproduit. Ce duo d’interprétation propose un répertoire où musique traditionnelle et musique classique se rejoignent. Au menu: Piazzolla, Miroslav Tadic, David Leisner et Ravi Shankar, dont le duo offre une lecture ravissante de “L’Aube enchantée”. Quant à la lecture de “Histoire du Tango” de Piazzolla, elle rappelle, étonnamment, les duos de guitare et flûte des frères Hackett (John et Steve). Des arrangements soyeux comme tout, une écoute agréable, une approche raffinée.
A flute (Marie-Noëlle Choquette) and classical guitar (Charles Hobson) duo who recently self-released their debut CD. This repertoire duo tackles works at the crossroads of traditional and classical musics. The playlist features Piazzolla, Miroslav Tadic, David Leisner, and Ravi Shankar’s whose “Enchanted Dawn” (“L’Aube enchantée”) is given a beautiful reading. As for the duo’s take on Piazzolla’s “History of Tango,” it is surprisingly strongly evocative of the flute/guitar duets of brothers John and Steve Hackett. Silky arrangements, an enjoyable listen, a sophisticated approach.
RADIOHEAD / The King of Limbs (Ticker Tape)
Court, le dernier Radiohead livre la marchandise, et même plus. J’aime cette tournure presque “sédentarisée” que prend leur pop électronique sur cet opus. Je réécouterai souvent.
Short, Radiohead’s latest studio opus delivers, and more. I like how their electropop seems to have sedentarized somewhat - it suits them well. I’ll be listening to this one again and again for a while.
LINDA JOZEFOWSKI / For My Dead Folks (Unit Records)
Pas joyeux comme titre, et pourtant ce disque propose un jazz vif et parfois complexe. La flûtiste Linda Jozefowski mène ici un quatuor à la palette instrumentale très intéressante, où le vibraphone (Jean-Lou Treboux) remplace le piano. À l’écriture, on croit presque reconnaître parfois la patte de Moe Kofmann, même si le jeu de Jozefowski est plus fluide et nuancé.
Not a sunny title, right? And yet, this CD contains some vivid and at times complex jazz. Flutist Linda Jozefowski leads a quartet with an interesting sound palette - the expected piano is replaced by a vibraphone (Jean-Lou Treboux). The compositions could evoke Moe Kofmann, but Jozefowski’s playing is more fluid and nuanced than the old Canadian master.
BRUCE FRIEDMAN & MOTOKO HONDA / Edge Study (Analog Arts)
Un disque étonnant, où le trompettiste Bruce Friedman explore une forme longue d’improvisation minimaliste avec Motoko Honda au synthétiseur. De longues notes de trompette accompagnées de longs sons de synthétiseur, très discrets dans les deux cas, entre une mélodie qui ne coalesce pas et une texture qui laisse incertaine. En marge, comme l’indique le titre. Et pourtant beau et berçant. Surprenant.
A surprising record where trumpeter Bruce Friedman explores long-form minimalist improvisation with Motoko Honda on synthesizer. Long trumpet notes accompanied by long synthesizer sounds, both quiet, halfway between a melody that won’t coalesce and an uncertain tecture. On the edge indeed. And yet pretty and lulling.
Barrel est un trio à cordes londonien composé d’Alison Blunt (biolon), Ivor Kallin (violon, alto) et Hannah Marshall (violoncelle). Ce premier disque les place dans la veine du Quatuor Accorde et de l’alignement d’Iskra 1903 qui incluait Philipp Wachsmann. Des improvisations moins minimalistes que celles d’Ernesto et Guilherme Rodrigues, tout en demeurant non-idiomatiques et essentiellement texturales. Quelques moments solides, mais je ne suis pas particulièrment impressionné dans l’ensemble.
Barrel is a London-based free improvising string trio consisting of Alison Blunt (violin), Ivor Kallin (violin, viola), and Hannah Marshall (cello). This debut album puts them in line with Quatuor Accorde and the Iskra 1903 line-up that included Philipp Wachsmann. Their approach to free improvisation is less minimalistic and quiet than Ernesto & Guilherme Rodrigues’, while remaining non-idiomatic and basically textural. Some strong passages, but I’m not particularly impressed overall.
Composée en 2004 par le duo Kluster (Kimmo Pohjonen à l’accordéon MIDI, Samuli Kosminen à l’échantillonneur), la suite Uniko a finalement eu droit à une sortie sur disque en 2011. C’est une bonne chose, même si les sept mouvements sont inégaux. Pohjonen et Kosminen n’ont pas toujours su tirer parti du talent du Kronos Quartet - les cordes sont parfois larmoyantes au possible. Il y a tout de même de bons passages inspirés. Le fan de Kluster en moi (plus dominant que le fan du Kronos) est un peu déçu que les Finlandais demeurent si discrets dans l’ensemble.
Composed in 2004 by Kluster (Kimmo Pohjonen on MIDI accordion, Samuli Kosminen on sampler), the Uniko suite finally made it to record in 2011. It’s a good thing, even though its seven movements are rather uneven. Pohjonen and Kosminen have not always been able to get the most out of the Kronos Quartet – at times the strings get unbearably soggy. Still, there are some inspired passages. And the Kluster fan in me (more dominant than the Kronos fan in me) is a bit disappointed that the Finnish guys remain pretty discreet in this ensemble.
Un mini-album format 12”. Belle collaboration entre Philippe Petit, magicien du vinyle et de la manipulation électronique, et le groupe britannique Cindytalk. Je n’ai pas vu l’objet (paru en édition très limitée), mais j’ai pu écouter son contenu. Électroniques craquelantes, piano enregistré de près, voix fantômatique - deux pièces d’ambiance de 11 minutes chacune, un tantinet trop statique peut-être, mais très agréables.
A 12” EP. Fine collaboration between vinyl magician and master electronic manipulator Philippe Petit and UK group Cindytalk. I haven’t seen the EP itself (it’s a very limited release), but I have had the chance to listen to its contents. Crackling electronics, close-miked piano, ghostly voice – two 11-minute ambient tracks, perhaps just a bit too static, but quite enjoyable.
Geir Jenssen de Biosphere jure que N-Plants, album qui traduit une inquiétude vis-à-vis la sécurité des centrales nucléaires japonaises, était terminé avant le tsunami de mars 2011. Quoi qu’il en soit, ce disque s’avère étonamment facile d’approche, accessible même. Les neuf pièces qui le composent sont pour l’essentiel rythmées et mélodiques, quoi que minimalistes et très ambiantes. En fait, je n’ai pas entendu un Biosphere si accrocheur depuis son classique Substrata. Évidemment, ce côté accueillant de l’œuvre tranche avec son sujet inquiétant et sa réalisation froide (la musique s’inspirant de l’architecture des centrales). [Ci-dessous: Un extrait de l’album: “Genkai-1”.]
Geir Jenssen (aka Biosphere) swears that N-Plants, an album expressing concern toward the safety of Japan’s nuclear plants, was completed before the big tsunami of March 2011. True or flse, the record is surprisingly accessible. Its nine pieces are for the most part beat-driven and melodic, although minimalistic and very ambient. Actually, I have not heard a Biosphere album this ear-pleasing since his classic Substrata. Of course, the welcoming aspect of the album is in stark contrast with its disquieting topic and cold production (the music being inspired by the architecture of the nuclear plants). [Below: “Genkai-1,” a track from the album.]
GIOVANNI GUIDI / We Don’t Live Here Anymore (Cam Jazz)
Un disque du pianiste Giovanni Guidi, avec un quintette new-yorkais: le tromboniste Gianluca Petrella, Michael Blake au saxo, le bassiste Thomas Morgan et le batteur Gerald Cleaver. Un jazz actuel plutôt américain dans ses moments véhéments, plutôt européen dans ses moments tendres (“Dess” et “In Pursuit of Silence” évoquent même Lennie Tristano). Un beau jazz bien senti.
A record by pianist Giovanni Guidi, recorded with a New York-based quintet: trombonist Gianluca Petrella, Michael Blake on sax, bassist Thomas Morgan, and drummer Gerald Cleaver. Creative jazz, rather American in style when heated, rather European when tender (“Dess” and “In Pursuit of Silence” even evoke Lennie Tristano). Good heartfelt jazz.
En anglais, “hendectet” désigne un ensemble de onze musiciens (j’arrive pas à trouver le terme français). Hum met en valeur l’écriture musclée et percutante du guitariste Markus Pesonen. Il mène son ensemble à vents (essentiellement, on y trouve aussi une violoniste, une accordéonniste et une section rythmique) de main de maître, allant chercher des textures originales. L’album se termine sur une lecture inusitée et réussie d’un classique des Beatles, “A Day in the Life”. [Ci-dessous: La pièce “Sugar Rush” en concert.]
Hendectet means an 11-piece ensemble. Hum highlights the muscular and powerful composition skills of guitarist Markus Pesonen. He runs his wind ensemble (basically a wind ensemble, though it also includes a violin, an accordion, and a rhythm section) with an iron fist and manages to draw unique textures out of it. The CD ends on an unusual and successful reading of the classic Beatles song “A Day in the Life.” [Below: A live performance of “Sugar Rush” from the album.]
Prochaine émission, 31 janvier 2012, s'ajouteront à la rotation:
For the next show (Jan. 31, 2011), new additions to the rotation:
L'émission sera réalisée en direct par Daniel et Stéphane. / Live show with Daniel and Stéphane..
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Prochaine émission, 31 janvier 2012: Électronique expérimentale ambiante.
On the next show (Jan. 31, 2012): Experimental Ambient Electronica
The Boats, Human Greed, Kreng, Philippe Petit, Janek Schaefer, ++.
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