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2011-10-01

2011-09-30: MC Maguire, Le Pelteux de nuages, Hammill/Evans, Samla Mammas Manna, Diego Chamy


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-09-30

MC MAGUIRE / Nothing Left to Destroy (Innova)
Chaque album de MC Maguire est une décharge sonore, un long coup de poing au plexus qui ouvre les oreilles et sature les neurones. Nothing Left to Destroy propose deux longues pièces typiquement dans la forme Maguire: collage sonore hyperserré d’échantillons très variés et partie instrumentale. Ça me fait beaucoup penser à ce que faisait Bob Ostertag dans les années 90 - et ce commentaire, je le veux un très grand compliment. “S’Wonderful (That the Man I Love Watches Over Me)”, pour flûte (Douglas Stewart) et ordinateur, tourne autour de Gershwin et de la comédie musicale américaine. Je préfère “The Discofication of the Mongols”, un torrent d’idées éclatées que mate le violon de Benjamin Bowman, élément liant qui surnage la marée auditive. Ce disque me semble plus “confortable” (ordonné?) que Trash of Civilization, mais tous deux sont de grands crûs.
Each MC Maguire album is a sonic discharge, a long punch to the plexus that opens up your ears and saturates your brain cells. Nothing Left to Destroy presents two long tracks in typical Maguire format: ultra-tight collages of extremely varied sound samples with a solo instrumental part. I’m strongly reminded of what Bob Ostertag was doing in the ‘90s – and that’s a BIG compliment, in case you didn’t know. “S’Wonderful (That the Man I Love Watches Over Me)” for flute (Douglas Steward) and computer revolves around Gershwin and the American musical. I prefer “The Discofication of the Mongols”, a typhoon of crazy ideas tamed by Benjamin Bowman’s violin, the element of coherence that manages to stay on top of this gigantic wave of sounds. This album sounds more “comfortable” than Trash of Civilization, though both records are highly recommended.

LE PELTEUX DE NUAGES / Sans béquille, on n’a plus d’alibi (ind.)
À propos de Musique laxative: Trash/MIDI, j’ai écrit que “Le Pelteux de nuages est à son meilleur lorsqu’il évite les mots”. C’est encore vrais pour le mini-album Sans béquille, on n’a plus d’alibi… qui est malheureusement est un album de chansons. Des chansons tristes un peu post-rock, qui peuvent rappeler Sylvain Chauveau, mais la livraison est crue. Par exemple, la partie de piano dans “Rêver” est piochée sans nuances, et si les paroles sont plus relevées ici que sur l’album précédent, on ne peut toujours pas qualifier la voix du Pelteux d’agréable ou de juste.
About Musique laxative: Trash/MIDI, I had written that “Le Pelteux is at his best when he avoids words altogether.” It is still true with Sans béquille, on n’a plus d’alibi, which, sadly, is an EP of songs. Sad songs with a slight post-rock feel, somewhat reminiscent of Sylvain Chauveau perhaps, though the delivery is crude. For instance, the piano part in “Rêver” is hammered away without nuance. Also, although lyrics are a bit better on this set, Le Pelteux de nuages’ voice could hardly be described as enjoyable or true.

PETER HAMMILL & GUY EVANS / Spur of the Moment (Fie Records)
C’est vendredi, alors je me gâte. Première écoute de ce disque remontant en 1988, collaboration instrumentale entre Peter Hammill et Guy Evans de Van der Graaf Generator – échantillonnage, percussions électroniques, multipistage, improvisation. Intéressant, pas pleinement réussi. Audacieux, mais rien de plus qu’une note de bas de page dans la discographie de Hammill. Loops & Reels, Sonix et Unsung lui sont supérieurs.
It’s Friday, so I’m treating myself. This is my first listen to this record from 1988, an all-instrumental collaboration between Van der Graaf Generator’s Peter Hammill and Guy Evans. Sampling, electronic percussion, multitracking, improvisation. Interesting, though not quite convincing. A bold record, but hardly more than a footnote in Hammill’s discography. I’d rank Loops & Reels, Sonix and Unsung over this one.

SAMLA MAMMAS MANNA / Samla Mammas Manna (Silence Records)
On dit du premier disque de ce grand, grand groupe suédois (1971) qu’il est son plus accessible. Soit. Ce qui n’en fait pas une écoute facile. Divertissante et folle, oui. Je préfère Maltid, plus fou, et Klossa Knapitatet, plus abouti.
Folks say this great Swedish band’s debut LP (1971) is their most accessible. Fine. But it doesn’t make it an easy listen. Entertaining and zany. Still, I prefer Maltid, crazier, and Klossa Knapitatet, more fully realized.

DIEGO CHAMY / The Intelligent Dancer (Absinth Records)
Ex-musicien improvisateur, Diego Chamy s’est réinventé danseur expérimental. Le DVD The Intelligent Dancer propose un duo avec Tamara Ben-Artzi, un solo , ainsi qu’une série de duos avec des improvisateurs (Axel Dörner, Christof Kurzmann, Robin Hayward, Nikolaus Gerszewski). Près de trois heures de matériel. Chamy est une révélation, une belle découverte. Je me suis grandement amusé, questionné et pincé aux fils de ses performances dadaïstes, minimalistes et incongrues. Je n’ai pas tout regardé, mais je souhaite tout de même souligné deux numéros. 1: le duo avec Ben-Artzi, où Chamy prend des poses pseudo-sensuelles statiques, avant de tendre au public un portable qui joue une vidéo de France Gall. 2: le premier duo avec Dörner, une succession cocasse de situations étranges, ou Chamy prend des poses, déclame, sort de scène pour hurler, revient en caleçon, regarde son lutrin, reprend une poses; et Dörner qui ne fait qu’alterner entre jouer une note, toujours la même, et souffler sans son dans sa trompette.  [Ci-dessous: Le montage ci-dessous donne un EXCELLENT aperçu de ce DVD.]
Ex-improvising musician, Diego Chamy has reinvented himself as an experimental dancer. The DVD The Intelligent Dancer features a duo with Tamara Ben-Artzi, a solo, and a series of duos with improvisers (Axel Dörner, Christof Kurzmann, Robin Hayward, Nikolaus Gerszewski). Almost three hours of material. Chamy is a revelation, a wonderful discovery. I was highly entertained and puzzled by his Dada, minimalistic and incongruous performances. I haven’t watched the whole thing, but I’d like to point out two pieces. 1: The duo with Ben-Artzi, where Chamy takes static pseudo-sensual poses, before holding for the audience a laptop playing a France Gall video. 2: The first duo with Dörner, a funny series of weird situations where Chamy strikes poses, declaims, walks off stage to shout, comes back in briefs, stares at his music stand, strikes a new pose; and Dörner alternates strictly between one trumpet note (always the same one) and tone-less breathing. [Below: This preview gives an EXCELLENT idea of what this DVD is about.]
the intelligent dancer - preview from diego chamy on Vimeo.


2 comments:

  1. Le disque de Maguire sur Tzadik est sublime aussi (et une version en 5.1 canaux devait être publiée.) J'adore son maximalisme, qui rappelle un peu les meilleurs moments de Paul Dolden.

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  2. Tout à fait d'accord avec la référence à Dolden. Et espérons ce 5.1!

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