Portail du journalisme et de l'activisme musical de François Couture.

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2011-01-29

2011-01-28/29: Alvin Lucier, Noëtra, Peter Broderick



2011-01-28/29

ALVIN LUCIER / Almost New York (Pogus)
Un disque double d’œuvres récentes d’Alvin Lucier, pour instruments. Le premier disque est intéressant: “Twonings” fait interagir les “unissons” d’un piano tempéré et d’un violoncelle aux harmoniques en intonation juste (donc pas de vrais unissons). “Almost New York” fait interagir des sinusoïdales avec les glissandi de flûte de Robert Dick. “Broken Line” répète l’exercice de flûte contre les sons fixes d’un vibraphone et d’un piano. Toutes des idées intéressantes qui produisent des effets auditifs esthétiques. Le second disque, j’ai trouvé barbant. Il propose une seule pièce: “Coda Variations” pour tuba (Robin Hayward). Sept séquences de permutations de 63 notes sur les huit tons de la coda de “Durations 3” de Morton Feldman, avec addition de variations microtonales. Peut-être une note toutes les cinq secondes. Pendant 50 minutes. J’ai perdu intérêt très rapidement.
A double CD set of recent works for instruments by composer Alvin Lucier. Disc 1 is interesting: “Twonings” pits together “unisons” from a tempered piano and a cello playing just intonation harmonics. “Almost New York” has interacting sine waves and Robert Dick’s flute glissandi. “Broken Line” does something similar with the glissandi flute and fixed sounds from a vibraphone and a piano. All these are interesting ideas producing esthetical sonic effects. Disc 2 I found boring. It consists of a single work: “Coda Variations” for tuba (Robin Hayward). Seven sequences of permutations of 63 notes from the eight tones found in the coda of Morton Feldman’s “Durations 3”, with microtonal variations added. A note every five seconds or so. For 50 minutes. I lost interest pretty quickly.

NOËTRA / Définitivement bleus (Musea)
Groupe français des années 70 qui n’avait pas endisqué (triste), mais qui avait fait des enregistrements (pour ECM, déclinés). Dans les années 90 et 2000, Musea a publié d’abord deux disques studio, puis un disque en concert (déjà chroniqué sur ce blogue). Définitivement bleus est le second des deux disques studio. 68 minutes de musique inédite. Certaines pièces semblent incomplètes (“Éphémère”) mais la plupart sont des très jolies, dans une veine Rock-in-Opposition métissée d’ECM - Univers Zero en plus aérien. Assez près, aujourd’hui, d’Aranis. Mais je préfère Neuf songes ou le Live ’83.
French band of the ‘70s, never released a record (sad), but did make recordings (for ECM, declined). In the ‘90s and 200s, Musea released first two CDs worth of studio material, then a live CD (already covered on this blog). Définitivement bleus is the second of the two studio CDs. 68 minutes of unreleased music. Some tracks sound incomplete (“Éphémère”), but most are very nice, in a Rock-in-Opposition-meets-ECM vein – a more aerial take on Univers Zero’s sound. Very close to Aranis. But I prefer Neuf songes and Live ’83.

NOËTRA / Neuf songes (Musea)
Vraiment splendide, un bijou du rock progressif de chambre français. Une écriture fine, élégante, qui laisse beaucoup de place au hautbois. La pièce-titre et “Périodes” sont de splendides compositions en plusieurs mouvements qui rappellent la première période de Maneige, une touche de Conventum, un brin d’Anthony Phillips et un effluve d’Art Zoyd. Excellent son pour un document d’archive et le meilleur des documents posthumes de Noëtra.
Truly splendid, a gem of French chamber progressive rock. Sophisticated songwriting, elegant, with the oboe often taking the lead. The title track and “Périodes” are beautiful multi-movement compositions reminiscent of early Maneige, a bit of Conventum, a dab of Anthony Phillips, and the aura of Art Zoyd. Excellent sound for an archival document, and the best of all the posthumous Noëtra releases.

Paru en septembre 2010, ce court album (une demi-heure) présente Peter Broderick dans son costume le plus nu qui soit: seul au piano ou à la guitare et au chant, dans des prises studio uniques - aucun montage, pas d’électroniques. Et une poignée de nouvelles chansons, splendidement fragiles, de quoi vous remuer sans dessus dessous dans une fin de soirée hivernale où la neige réduit tout au silence. Broderick est capable d’une simplicité élevée au rang de grand art. Sur ce disque - et seulement sur ce disque - il me rappelle le premier Barzan (que je vénère). “Hello to Nils” est une vibrante chanson sur la vie de tournée (son refrain: “I say goodbye too often”). Bonus: On peut regarder toute la session studio ici. [Ci-dessous: La chanson “Hello to Nils”.]
Released in September 2010, this short album (half an hour) features Peter Broderick at his most naked: alone at the piano or on guitar and vocals, in studio one-takes - no editing, no electronics. And a handful of new songs, all splendidly fragile, guaranteed to move you on a late winter night when snow reduces everything else to silence. Broderick is capable of elevating simplicity to the rank of high art. On this record - and only this record - he reminds me the debut Barzan record (which I love). “Hello to Nils” is a vibrant song about touring (its chorus: “I say goodbye to often”). Bonus: You can watch the whole studio session here. [Below: The song “Hello to Nils.”]

2011-01-27: Alicia Hansen, André/Tokar/Kugel, Phillips/Jauniaux/Goldstein


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-27

ALICIA HANSEN / Fractography (Alicia Hansen)
Oh wow! Splendide court disque d’une pianiste-chanteuse que je ne connaissais pas mais qui est bourrée de talent - et merveilleusement entourée. Jugez par vous-même: le contrebassiste Tommy Babin, le batteur Skye Brooks (de Fond of Tigers), la violoncelliste Peggy Lee et le guitarist Ron Samworth - la crème de la scène jazz actuelle vancouvéroise! Mais ce n’est pas du jazz, plutôt de la pop actuelle aux arrangements audacieux. J’ai pensé à Kate Bush pendant “In Armies”, à Björk dans “Norway”, mais Hansen développe son propre style, qui s’impose dans des chansons comme “Alcoholic”, “Poison Tree” et l’excellente pièce-titre. Très très chaudement recommandé aux amateurs d’auteures-compositrices-interprètes originales.
Oh wow! What a splendid short disc, from a pianist/singer I didn’t know. She’s shockful of talent, and marvelously surrounded. Judge for yourself: bassist Tommy Babin, drummer Skye Brooks (of Fond of Tigers), cellist Peggy Lee, and guitarist Ron Samworth - the creme de la creme of Vancouver avant-jazz! However, Fractography is not a hazz endeavour; it’s boldly arranged yet soft avant-pop. I thought of Kate Bush in “In Armies,” Björk in “Norway.” Yet, Hansen develops her own style in tracks like “Alcoholic,” “Poison Tree” and the excellent title track. Very heartily recommended to fans of unique female singers-songwriters.

ANDRÉ / TOKAR / KUGEL / Varpai (Nemu Records)
Un disque d’improvisation avec voix (André Pabarčiûté, une femme), contrebasse (Mark Tokar) et percussion (Klaus Kugel). Élégant, bien senti, avec une belle recherche du côté des percussions (une approche traditionnelle métissée) mais parfois insubstantiel - peut-être simplement trop gentil. Tout de même une belle voix.
A free improvisation record featuring voice (André Pabarčiûté, a woman), doublebass (Mark Tokar) and percussion (Klaus Kugel). Elegant, heartfelt, sophisticated percussion work (a fusion of traditional approaches), but the results are occasionally insusbstantial - perhaps simply too gentle in the long run. Still, a fine voice.

BARRE PHILLIPS - CATHERINE JAUNIAUX - MALCOLM GOLDSTEIN / Birds Abide (Disques Victo)
Plusieurs en parlaient comme le meilleur concert de l’édition 2010 du Festival international de musique actuelle de Victoriaville - et unanimement, d’un grand concert, point à la ligne. Une première rencontre sur scène pour ce trio, et la magie avait opéré, grâce surtout au charme de la vocaliste Catherine Jauniaux et à une télépathie fantastique entre les cordes de Phillips (contrebasse) et Goldstein (violon). Parfaitement réussi comme première rencontre, des frissons à plusieurs moments, chaque improvisation semblant raffiner le langage développé dans la précédente. Du grand art d’improvisation libre. Sa sortie sur disque était nécessaire, c’est chose faite. À noter, une première chez Disques Victo: un digipak!
Many talked of this concert as THE highlight of the 2010 Festival international de musique actuelle de Victoriaville - and everyone thought it was a great concert, period. It was a first meeting for this trio, and something magical happened, thanks mostly to the charming presence of vocalist Catherine Jauniaux, and the fantastic telepathy between the strings of Phillip (doublebass) and Goldstein (violin). Perfectly successful first meeting, with lots of goosebumps moments, each improvisation seeming to refine the language developed in the previous one. Great free improvisation. Its CD release was a necessity. Oh, and this is the first time Disques Victo releases a digipak.

2011-01-28

2011-01-26: Guillaume Laidain, Emmanuelle Gibello, Tippetts/Archer


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-26

GUILLAUME LAIDAIN / Instants mobiles (Bruit Clair)
L’étiquette Bruit clair de Mathias Delplanque inaugure une nouvelle série, “Para_Site”, consacrée à l’enregistrement de terrain (field recording). Instants mobiles brosse en neuf tableaux le portrait d’une ancienne manufacture de chaussures reconvertie en théâtre maintenant sur le point de fermer. Le contexte est anecdotique - évocateur et nostalgique peut-être pour qui connaît l’endroit, anonyme pour les autres - mais Guillaume Laidain fait preuve de deux qualités essentielles au field recording: la compétence technique et le sens du “cadrage”. Ajoutons-y le talent pour faire ressortir l’aspect humain. L’album propose un agencement de scènes intérieures et extérieures - j’ai préféré les premières, et tout particulièrement celle du “Bar” ou seulement quelques bruits suffisent à animer l’endroit. Et bravo pour la présentation physique, économe en matériel mais avec de très belles photos.
Mathias Delplanque’s Bruit clair label launches a new series, “Para_Site,” devoted to field recording. Instants mobiles paints a picture in nine tableaux of a once shoe-making plant, now theatre about to close down. The context is anecdotical - evocative and nostalgic perhaps for those who know the place, anonymous for everyone else – but Ghuillaume Laidain possesses two qualities that are crucial to field recording: technical skills, and a feel for “sound framing.” Add also a talent for highlighting the human aspect. The album features outdoor and indoor scenes - I prefer the latter, especially the “Bar” where a handful of sounds suffice to breath life into the place. And bravo for the physical packaging - sparse in materials but including very nice photo cards (one per track).

Un premier album pour cette électroacousticienne parisienne qui mélange enregistrements de terrain, sons concrets et manipulations. L’album propose quatre pièces, deux courtes et deux longues. “Pour faire peur aux enfants dans le noir” est très réussie. “Random erratum” aussi. Son style est indéfinissable, à la fois très imagé mais abstrait; trop froid pour être onirique, mais pas formaliste pour autant. Il est agréable de se perdre dans ce labyrinthe qui constitue une première proposition forte et porteuse.
A first album for this Parisian electroacoustician who blends field recordings with concrete sounds and manipulations. The album features four pieces, two short one and two long one. “Pour faire peur aux enfants dans le noir” (“To scare children in the dark”) is very well done. So is “Random erratum.” Her style is hard to describe, both very picturesque yet abstract; too cold to be dreamy, yet not really formalistic. I have enjoyed getting lost in her Labyrinth, a strong and promising debut.

JULIE TIPPETTS & MARTIN ARCHER / Tales of Finin (Discus)
La collaboration entre la poète-vocaliste Julie Tippetts et le multi-instrumentiste Martin Archer se poursuit. Tales of Finin est un album double faisant suite à l’excellent Ghosts of Gold. À bien des égards, il lui est d’ailleurs fort semblable. Cela dit, cette fois, on sent que la musique a été travaillé plus en parallèle avec les pistes de voix qu’après coup. Quelques improvisateurs participent à l’occasion, dont Charlie Collins (un habitué des projets d’Archer) et Beatrix Ward-Fernandez. Un disque à écouter maintes fois pour plonger au cœur des textes et profiter des richesses des toiles sonores. Bravo.  [Ci-dessous: Écoutez la chanson “On the Wind”.]
The collaboration between poet/vocalist Julie Tippetts and multi-instrumentalist Martin Archer carries on. Tales of Finin is a double CD set following up on the excellent Ghosts of Gold. And in many aspects, it is in direct continuation with that album. That being said, this time you can feel that the music was developed more in parallel with the vocals tracks than after them. A few improvisers also participate, such as Charlie Collins (a regular contributor to Archer’s projects) and Beatrix Ward-Fernandez. Youo’ll have to listen to this one many times to get to the heart of the lyrics and enjoy all the riches of its soundscapes.  [Below: Listen to the song “On the Wind.”]

2011-01-27

2011-01-25: Alex Nowitz, Daniel Kernohan



2011-01-25

ALEX NOWITZ / Homo Ludens (Alex Nowitz)
Un disque court mais très impressionnant présentant trois œuvres électroacoustiques à plusieurs mouvements d’Alex Nowitz. Celui-ci est compositeur et chanteur, et les trois pièces se concentrent sur sa voix, présentée sous divers angles et traitée de diverses manières. Il est même question, dans les notes de livret, d’un dispositif de traitement en temps réel impliquant des télécommandes Wii. Les mouvements sont courts, ciblés, et la musique créative à souhait et pourtant accessible, jouant sur l’étonnement et la perfection d’exécution pour faire passer sa dimension conceptuelle. TRÈS convaincant.
A short record, but quite impressive, featuring three multi-movement electroacoustic works by Alex Nowitz. Nowitz is a composer and a singer, and these three pieces focus on his voice showcased and treated in various ways. The liner notes even mention a real-time treatment device involving Wii remotes. Movements are short, focused, and the music is very creative yet accessible, using surprise and perfection of execution to ease its conceptual dimension down our ears. VERY convincing.

Journal de lecture / Reading Diary
DANIEL KERNOHAN (ed.) / Music is Rapid Transportation: …From The Beatles to Xenakis (Charivari Press)
Une fois n’est pas coutume - je n’ai pas l’intention de transformer ce blogue en magazine littéraire - mais cet ouvrage m’interpelle personnellement. Daniel Kernohan (les clients de Verge Music se souviendront de lui) propose ici un exercice de sociologie du collectionneur de disques. Sept collectionneurs canadiens racontent leur parcours, comment ils sont devenus avides de musiques en tous genres. Ils représentent des générations différentes (le plus jeune, Scott Thomson, a à peu près mon âge), des profils différents, mais tous s’intéressent non exclusivement aux musiques d’avant-garde. Le livre propose d’abord leurs témoignages individuels, puis chacun soumet une liste des disques qui ont eu la plus grande influence dans leur parcours. Enfin, on a droit à une série de récits d’épiphanies, de coups de cœurs pouvant servir de tremplins vers d’autres styles, d’autres époques, d’autres régions géographiques. J’ai éprouvé un grand plaisir à “comparer mes notes” avec celles de ces grands collectionneurs (Lawrence Joseph, Dan Lander, Donald McGraith, Bill Smith, Alan Stanbridge, Scott Thomson, Vern Weber), mais ce sont leurs autobiographies qui m’ont interpellé. Sept occasions de me dire que je ne suis pas fou, ni seul! Lecture recommandée pour les musicophages aux tendances expérimentales.  [Ci-dessous: Présentation officielle du livre (en anglais).]
I won’t be turning this blog into a Book Review Corner, but this book talks to me at a personal level. Daniel Kernohan (old Verge Music customers will surely remember his name) has edited an exercice in record collecting sociology. Seven Canadian collectors tell how they became avid music consumers and started on their never-ending quest for new forms of music. They represent various generations (the youngest, Scott Thomson, is about my age), have different profiles, but they all have a non-exclusive interest in avant-garde music. The book presents their individual testimonials, followed by their personal lists of most influential records. Finally, we are treated to a set of minor and major epiphanies - record reviews in the form of personal revelations meant to serve as springboards to other styles, eras or geographic areas. I had a lot of fun “comparing notes” with these great collectors (Lawrence Joseph, Dan Lander, Donald McGraith, Bill Smith, Alan Stanbridge, Scott Thomson, Vern Weber), and their autobiographies spoke to me at a deep level. Seven opportunities to tell myself that I’m not crazy nor alone! Recommended reading to music maniacs with experimental tendencies.  [Below: Official press blurb for the book.]

2011-01-25

Délire musical, 2011-01-25


DÉLIRE MUSICAL
Réécoutez (streaming ou téléchargement) la dernière édition de Délire musical ICI (cherchez Délire Musical dans la liste).
You can listen (stream or download) to the latest Délire musical broadcast HERE (look for Délire Musical on the list of shows).

Édition du 25 janvier 2011 (rediffusion le 31 janvier)
Broadcast Date: Jan. 25, 2011 (rebroadcasted on Jan. 31)

LISTE DE DIFFUSION
PLAYLIST

Thème/Theme: THE NOTEKILLERS / Rebuttal - We’re Here to Help (Prophase Music)

THE LEGENDARY PINK DOTS / Hauptbahnhof 20:10 (6:55) - Seconds Late for the Brighton Line (ROIR)
ADIEU FANTÔME / Chant du Westboro (extrait: 4:00) - Chants du Westboro (adieufantome.bandcamp.com)
DEAD CAN DANCE / Radharc (2:49) - Aion (4AD)

*DONNA GAINES / Can’t Understand (3:49) - Funky Fraüleins, Vol. 2 (Grosse Freiheit)
*THE BALLON FARM / A Question of Temperature (2:30) - Glimpses, Vols. 1 & 2 (Past & Present)
GENESIS / Calling All Stations (5:43) - Calling All Stations (Atlantic)

MINIMUM VITAL / En terre étrangère (4:28) - Capitaines (Musea)
ROUGE CIEL / Imbroglio (5:02) - Bryologie (Monsieur Fauteux, m’entendez-vous?)
DÉBILE MENTHOL / À chacun son accent (4:08) - Battre campagne (RecRec)

*SCORCH TRIO / Melaza (3:14) - Melaza (Rune Grammofon)


Merci à/thanks to:


COMPLÉMENTS
SUPPLEMENTS

THE LEGENDARY PINK DOTS
Vidéo de la chanson “Hauptbahnhof 20:10”.
Music video for “Hauptbahnhof 20:10”.

DÉBILE MENTHOL
Wow! Vidéo de concert de Débile Menthol!
Wow! Live footage of Débile Menthol!


2011-01-24

2011-01-23: 21st Century Schizoid Band

Journal d'écoute / Listening Diary

2011-01-22

21ST CENTURY SCHIZOID BAND / Live in Japan (Gonzo Multimedia)
Le 21st Century Schizoid Band est un groupe de répertoire, par opposition à groupe de création. Son objectif: faire revivre tout un pan de l’histoire de King Crimson que Robert Fripp a jeté aux oubliettes depuis longtemps (du moins sur scène). Ce concert filmé au Japon le 6 novembre 2002 propose un amalgame de chansons tirées des deux premiers albums du groupe (ceux auxquels ont participé Peter Giles, Michael Giles et Ian McDonald, tous trois dans le Schizoid Band), de l’album Islands (auquel participait Mel Collins, également dans le groupe), ainsi que de l’album McDonald & Giles et des disques solos de McDonald et de Giles (“Progress”, étonnant non?). Jakko Jakszyk tient le difficile double rôle de guitariste (émuler Fripp, tout de même) et de chanteur (émuler Greg Lake et Boz Burrell, quand même). Il s’en tire très bien, dans une optique de recréation. En fait, tout le monde ici se tire bien d’affaire... sauf McDonald. Désolé, mais dans l’univers Crimso, j’ai toujours été plus Collins que McDonald. Et McDonald se plante deux fois, à mon avis: la première dans son interprétation plate et sans vie de la partie de piano de “Cat Food”; la deuxième avec sa minable chanson solo “If I Was”. Pour le reste, les nostalgiques devraient apprécier (personnellement, je préfère de loin le projet Crimson Jazz Trio du regretté Ian Wallace, qui a le mérite d’oser la différence). Sur DVD, 97 minutes (son stéréo ou surround) + une heure d’entrevues et de prestations supplémentaires et un CD contenant le concert principal moins deux chansons. Paru à l’origine en 2004, vidéo et audio séparément, maintenant réunis.  [Ci-dessous: “A Man, A City.”
The 21st Century Schizoid Band is a repertoire band, not an imagination band. Its goal: revive a whole chunk of King Crimson’s history that Robert Fripp has thrown out of the stage a long time ago. This concert shot in Japan on November 6, 2002 features a selection of songs from KC’s first two albums (to which participated Peter Giles, Michael Jiles and Ian McDonald, all three in the Schizoid Band), Islands (on which Mel Collins played - also in the band), the McDonald and Giles LP and solo records by McDonald and Giles (“Progress”, surprising isn’t it?). Jakko Jakszyk plays the difficult twin part of guitarist (emulating Fripp is no little feat) and singer (emulating Greg Lake AND Boz Burrell ain’t nothing either). He pulls it off nicely, in a “recreation” kind of way. Actually, everyone here pull their parts off… except McDonald. I’m sorry, but in the world of Crimso, I was always more Collins than McDonald. And McDonald fails twice, in my opinion: once in his lifeless interpretation of Keith Tippett’s mad piano parts in “Cat Food”; and once more with his awful solo song “If I Was.” That aside, nostalgics should enjoy (personally, I really prefer the late Ian Wallace’s Crimson Jazz Trio, ehich has the merit of daring to be different). On DVD’ 97 minutes (2.0 and 5.1 mixes) + an hour’s worth of interviews and extra performances, and a CD featuring the main concert minus two tracks. First released in 2004 separately on DVD and CD, now reunited in one release. [Below: “A Man, A City.”]

2011-01-22

2011-01-21: Labrosse/Lauzier/Tanguay, Tiari Kese, Soixante Étages, Lauri Ainala


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-21

DIANE LABROSSE - PHILIPPE LAUZIER - PIERRE TANGUAY / Palétuvier (rouge) (& records)
Un disque d’improvisation libre d’une douce intensité, avec Labrosse à l’échantillonneur, Lauzier à la clarinette basse et aux saxos, Tanguay à la percussion - ces deux derniers étant enregistrés en technique ultra-rapprochée. Quatre pièces d’une dizaine de minutes chacunes, aux événements discrets et complémentaires, avec une très belle qualité d’écoute. Une écoute exigeante aux résultats probants. La note de livret annonce trois autres albums (palétuviers blanc, noir et gris) disponibles en téléchargement sur cdbaby.com, mais je ne les ai pas trouvés...
A quietly intense free improvisation record featuring Labrosse on sampler, Lauzier on bass clarinet and saxes, and Tanguay on percussion - the latter two using close-miking techniques. Four 10-minute tracks with discreet complimentary events and very high-level listening quality. A demanding listen producing convincing results. The liner notes announc three more albums (Palétuvier blanc, noir & gris) downloadable from cdbaby.com, but I don’t see them right now...

TIARI KESE / Ave (& records)
Musiques électroniques commandées par Sylvain Émard Danse, mais qui survivent très bien à leur fonction première. Des pièces aux sources multiples (dont des échantillonnages de Fennez, d’Oval, Tétreault/Falaise, Bernhard Günter, etc.), souvent vives, aux agencements complexes. Mais elles semblent manquer de profondeur. Besoin d’une seconde écoute - la première est passée plutôt inaperçue, me laissant sur ma faim après la pièce d’ouverture, “Unit Vector in Vratsa”, un 14 minutes qui m’a pourtant accroché.
Electronic music commissioned by Sylvain Émard Danse - but these tracks behave well stripped from their original use. Multiple sound sources (including samples from Fennesz, Oval, Tétreault/Falaise, Bernhard Günter, etc.), often lively, with complex arrangements. But it all seems to lack some depth. I need a second listen - the first one went by rather unnoticed, leaving me unsatisfied beyond the opening track “Unit Vector in Vratsa”, a 14-minute chunk that did catch my attention.

Tout nouvel opus de Soixante Étages, réduit cette fois au duo Bruno Fleurence/Dominique Repecaud (ils étaient sept sur le précédent, 6, dont le regretté Olivier Paquotte). Tout de même, participation de Heidi Brouzeng (qu’on remarque surtout pour ces récitatifs tirés d’Emily Dickinson) et le guitariste Hervé Gudin. Henri Jules Julien commence ainsi sa note de livret: “Dino et Bruno sont dans un bateau. Le blues tombe à l’eau. Ils y plongent, avec leur masque de truite.” Additionnez “masque de truite” au titre de l’album pour obtenir l’inspiration première... ça y est: Captain Beefheart. D’ailleurs, il y a en ce disque des reprises très libres de Beefheart (une) et de Zappa (une, “Torture Never Stops”, chantée à l’origine par Beefheart même si peu de gens le savent). L’album consiste en 11 pièces livrées sans interruption, avec forces textures guitaristiques et une ambiance sombre - un disque un peu monolithique, plus troublé que les deux précédents. Je n’accroche pas à fond, mais je lui donnerai volontiers une deuxième chance.  [Ci-dessous: Un extrait de la pièce “Party of special things to do.”]
A brand new opus from Soixante Étages, now reduced to the duo of Bruno Fleurence/Dominique Repecaud (down from a cast of seven on the previous album, 6, including the late Olivier Paquotte). Still, there are guest appearandes by Heidi Brouzeng (mostly noticed for her recitations of Emily Dickinson) and guitarist Hervé Gudin. The final track’s title is a word play on Captain Beefheart’s Trout Mask Replica, echoed in the album title’s “Repli-k” -- not a likeness, but a certain brotherhood of ethos. And there IS a very liberal Beefheart cover, plus a Zappa cover (“The Torture Never Stops”, originally sung by Beefheart, though not a lot of folks know that). The album consists of 11 tracks delivered in segued form, with lots of guitar textures and an overall dark atmosphere – a bit monolithic, and more troubled than the previous two records. I’m not fully getting into it, but I’ll gladly give this one a second chance.  [Below: An excerpt from the track “Party of special things to do.”

LAURI AINALA / Unien Savonlinna (Fonal - merci à/thanks to Forced Exposure)
Je ne sais trop quoi penser de ce court pseudo-documentaire (50 minutes) sur un pan de la scène underground finalndaise, celle qui s’est développée dans les squats de Savonlinna et qui nous a donné Paavoharju, Joose Keskitalo et Harmao Getto. Mi-documentaire mi-fantaisie urbaine collagée à partir de sources de mauvaise qualité (forte pixellisation dans certaines scènes). Extraits de concerts, scènes des squats, discours poético-fantaisistes et retour à la terre... urbaine. Simplicité, pauvreté, saleté, musique et relations humaines. Bref: je n’y comprends rien de plus que la musique de Paavoharju. En finnois, avec sous-titres anglais (même pour les paroles de chansons), DVD à deux faces (PAL et NTSC).
I’m not sure what to think of this short pseudo-documentary (50 minutes) on a chunk of Finland’s underground scene - the one that developed in the squats of Savonlinna and gave birth to Paavoharju, Joose Keskitalo and Harmao Getto. Half documentary, half urban fantasy collaged from lo-fi sources (some scenes suffer from heavy pixelation). Live bits, scenes from the squats, poetico-fantastic speechs and back-to-earth takes. Simplicity, poverty, garbage, music, and human relations. I don’t get it any more than Paavoharju’s music. In Finnish with English subtitles (even for song lyrics). Two-sided DVD (PAL and NTSC).

2011-01-21

2011-01-20: Fabian M. Mueller, Morgenthaler/Röllin, Blessing/Pitched Battle

Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-20

Un petit disque fort agréable du pianiste Fabian M. Mueller qui, s’il part d’une certaine forme de piano jazz influencée par Lennie Tristano, va au-delà de cette forme en ajoutant des préparations, un peu de percussion, de mélodica et même d’enregistrements de terrain. Cela donne un disque qui berce sans endormir, intime et riche. Je suis charmé par son jeu tendre mais déterminé.  [Ci-dessous: Un extrait de l’album.]
A fine little record by pianist Fabian M. Mueller who, though proceeding from a Tristano-influenced form of jazz piano, goes beyond said form by adding preparations, a bit of percussion, melodica, and even field recordings. The result is an intimate record that lulls you without putting you to sleep. I’m seduced by his tender yet determined playing.  [Below: An excerpt from the album.]

MORGENTHALER & RÖLLIN / Off Road (Unit Records)
Une pochette parfaitement et uniformément noire orne le disque de ce duo: Robert Morgenthaler et Urs Röllin, respectivement tromboniste et guitariste, tous deux utilisant aussi des effets. Un disque longuet de duos jouant entre le jazz actuel et l’expérimentation rythmée. Parfois rigolo (on n’échappe pas à certains clichés comiques du trombone), facétieux aussi.
A perfectly solid blanc cover adorns this record by Robert Morgenthaler and Urs Röllin, respecively trombonist and guitarist, both also using effects. A longish record made of duets falling somewhere between avant-jazz and beat-driven experimentation. Comical at times (we are not spared a few cliched avant-antique trombone tricks), wistful too.

BERTRAND BLESSING & PITCHED BATTLE / Genève (Unit Records)
Hé! Là, je m’amuse! Du jazz actuel vif, primesautier, festif, mais aussi mordant. En bon Québécois que je suis, malgré l’origine suisse de ce quintette, je le décrirais à mi-chemin entre l’Orchestre des Pas Perdus et Jean Derome et les Dangereux Zhoms. Dirigé par un batteur, présence d’un tubiste - la rythmique compte pour beaucoup dans l’écriture, mais il y a aussi de belles lignes mélodiques partagées entre Martin Wisard (sax alto et flûte) et Nicolas Masson (saxo ténor et clarinette).
Oh, now I’m having fun! Lively avant-jazz, playful, festive, but with some bite. Despite the Swiss origins of this quintet, the Quebecer that I am would describe them as halfway between Orchestre des Pas Perdus and Jean Derome et les Dangereux Zhoms. Led by a drummer, presence of a tubist - rhythmics account for a lot in the songwriting, but there’s also pretty melodic lines shared between Martin Wisard (alto sax and flute) and Nicolas Masson (tenor sax and clarinet).

2011-01-19: Markus Reuter, Rotterdam, Hanno Leichtmann, Hikashu, The Legendary Pink Dots


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-19

MARKUS REUTER / Todmorden 513 (Hyperfunction - merci à/thanks to Dense Promotion)
Très agréable début de journée avec Todmorden 513. Il s’agit d’une œuvre algorythmique constitue de 513 harmonies et triades, organisées en un mouvement continu d’une heure. Les mathématiques décident de leur agencement et de l’assignation des notes aux divers instruments en présence (cordes, guitare, électroniques). Le résultat, s’il est unilatéral dans sa progression, est surprenant de douceur, de tension et de beauté. Ça m’a fait penser à _UTL d’Alva Noto et Ryuichi Sakamoto. Une œuvre longue mais qui habite - et qui s’écoute très bien en fond sonore, sans rien perdre de sa richesse.  À noter: Achetez la version numérique de l’album pour au moins 4 € et obtenez un exemplaire physique gratuitement. Tous les détails sur le site bandcamp de Reuter. [Ci-dessous: Écoutez l’album sur bandcamp.]
Very enjoyable start today with Todmorden 513. This is an algorhythmical work made of 513 harmonies and triads, arranged in a continuous one-hour piece. Mathematics rule how the notes are organized and assigned to the various instruments (strings, guitar, electronics). The result, though progressing unilateraly, is surprising soft, tense, and beautiful. I’m reminded of _UTL by Alva Noto and Ryuichi Sakamoto. A long work, but it fills up space and works great as background listening, without losing any of its richness.  Note: Buy the album download for at least €4 and get a free physical copy. Details on Reuter’s bandcamp site.  [Below: Listen to the album on bandcamp.]


ROTTERDAM / Cambodia (Everest Records - merci à/thanks to Dense Promotion)
Rotterdam est un duo viennois: Susanne Amann et Michael Klauser, deux électroniciens qui jouent aussi des instruments acoustiques. Cambodia est un disque d’électronique ambiante aux textures recherchées mais toujours reposant sur le rythme. Sympa, plus chaud que ce que laisserait croire la mise en place un peu minimaliste et l’approche répétitive. Mais tout de même pas génial.
Rotterdam is Viennese duo: Susanne Amann and Michael Klauser, two electronicians who also play acoustic instruments. Cambodia is an ambient electronica record with sophisticated textures and a constant reliance on rhythm. Nice, and warmer than one might expect from the rather minimalistic setting and the repetitive approach. However, it wasn’t great.

HANNO LEICHTMANN / The African Twintower Suite (Dekorder - merci à/thanks to Dense Promotion)
En 2006, le réalisateur Christoph Schlingensief demande à Hanno Leichtmann (de Denseland et Groupshow) d’enregistrer de la musique pour son film The African Twintowers, destiné à être essentiellement sans paroles. Chose faite. Puis, Schlingensief change d’idée, transforme la pellicule en installation, dont la musique est évacuée. The African Twintower Suite est donc une trame sonore avortée, constituée de fragments musicaux repensés, remontés et collagés spécialement pour ce disque. Une œuvre agréable, aux inflexions expérimentales mais surtout ancrée dans l’univers des musiques de film. Certaines ambiances et l’approche du genre me font penser à Middle of the Moment de Fred Frith. Une sortie surprenante par contre pour Dekorder, étiquette qui nous a habitué à des musiques beaucoup moins accessibles.
In 2006, filmmaker Christoph Schlingensief hired Hanno Leichtmann (of Denseland and Groupshow) to record music for his film The African Twintowers, planned to be near-wordless. Then, he changed his mind and transformed the footage into an installation devoid of music. The African Twintower Suite is thus an aborted soundtrack made of rethought, re-edited and collaged musical fragments. An enjoyable work with experimental inclines - the approach of the soundtrack genre makes me think of Fred Frith’s Middle of the Moment. A surprising release from Dekorder, a label usually delving in much less accessible musics.

HIKASHU / Tententen (Makigami Records)
Ce groupe avant-rock japonais (principal véhicule du chanteur expérimental Koichi Makigami) existe depuis longtemps, mais Tententen paru en 2009 est ma première exposition à sa musique. Favorablement impressionné. Difficile de faire des comparaisons, puisque moins “extrême” que la plupart de mes références japonaises (Ground-Zero, Boredoms, Koenjihyakkei, Melt-Banana). Des chansons aux arrangements créatifs et expressifs, aux rythmiques parfois complexes, avec une prédominance de la guimbarde et de la voix. Pas frappant (à l’aune des références précédentes), mais j’aime la voix de Makigami et c’est assez convaincant pour mériter une investigation plus approfondie.
This Japanese avant-rock group (experimental vocalist Koichi Makigami’s main vehicle) has been around for a long time, and yet 2009’s Tententen is my first foray into their discography. I’m favourably impressed. Hard to make comparisons, since this is less “extreme” than most of my Japanese references (Ground-Zero, Boredoms, Koenjihyakkei, Melt-Banana). Songs with creative and expressive arrangements, occasionally complex rhythms, jaw’s harp gets a lot of spotlight time, and Koichi’s vocals of course. Not striking (given the preceding references), but I do like Makigami’s voice, and this is convincing enough to warrant a more thorough investigation.

THE LEGENDARY PINK DOTS / Seconds Late for Brighton Line (ROIR)
Un nouvel album studio, paru en octobre 2010 - il aurait fait la liste de fin d’année de Délire musical s’il m’était tombé entre les mains avant. Premier album après le départ du guitariste et du saxophoniste. Seconds Late for Brighton Line marque un retour à un son plus épuré, construit autour de Ka-Spel, The Silverman et le guitariste Erik Drost. L’écriture est plus brutale, plus viscérale aussi, même si elle offre aussi de très beaux moments (“Endless Time”, “Haupfbahnhof 20:10”). Du solide, cette mouture des Dots. “Russian Roulette” est une excellente chanson. Faut que je réécoute - au moins autant que Plutonium Blonde - pour comparer, mais la première impression est très satisfaisante, enthousiasmante même, pour le fan en moi.  [Ci-dessous: Vidéo officielle pour “Haupfbahnhof 20:10”.]
A new studio album released in October 2010 - had I stumbled upon it earlier, it would have made Délire Musical’s year-end list. The LPD’s first album since they lost their guitarist and their saxophonist. Seconds Late for Brighton Line marks a return to a more stripped-down sound, built around Ka-Spel, The Silverman, and guitarist Erik Drost. The songwriting is more brutal, more visceral too, although its leaves room for some very pretty moments (“Endless Time”, “Haupfbahnhof 20:10”). This version of the Dots is strong. “Russian Roulette” is an excellent song. I’ll have to listen again - at least as many times as Plutonium Blonde - to compare, but the first impression is very satisfying, the fan that I am is enthusiastic.  [Below: Official music video for “Haupfbahnhof 20:10.”]



2011-01-19

2011-01-18: Adieu Fantôme, Basil Kirchin


Journal d'écoute / Listening Diary 
2011-01-18

ADIEU FANTÔME / Aucun animal (ind.)
Un projet québécois de musique électronique. Aucun animal est un album distribué gratuitement (lien ci-dessus) et paru en mai 2010. Il commence en mode Legendary Pink Dots pour passer ensuite à quelque chose de plus électro avec une touche industrielle et beaucoup d’échantillons de voix trouvées. J’ai bien aimé “This is America” et “We Want Peace”. Le reste a des longueurs et des moments manquant d’inventivité, mais il y a là du talent et de la manière.
A Quebecois electronic music project. Aucun animal is a freely distributed album (link above) released in May 2010. It starts in Legendary Pink Dots mode, then switches to something more electronica-like, with an Industrial touch and lots of found voice samples. I’m quite fond of “This is America” and “We Want Peace,” but the rest of the album features overlong passages and moments of lustre-lacking invention. Still, I hear talent and skill in these tracks.

ADIEU FANTÔME / Chants du Westboro (ind.)
Celui-ci est un mini-album (17 minutes), plus intéressant à mon avis. Intéressant mélange d’ambiances synthétiques expérimentales à la Legendary Pink Dots, de voix tirées de films et de disques de croissance personnelle (possiblement), de rythmes lancinants. Pas super original, mais bien fait. Et gratuit! (lien ci-dessus).
This one is an EP (17 minutes), and it’s better in my opinion. Interesting blend of experimental synthetic ambiances a la Legendary Pink Dots, vocals taken from movies and self-help records (I think), and languid beats. Not super-original, but well done. And free! (Link above).

BASIL KIRCHIN / Primitive London (Trunk Records - merci à/thanks to Forced Exposure)
Deux trames sonores de Basil Kirchin: Primitive London, un film de 1965, très étrange, type exploitation/Mondo, aux images frappantes et cruelles. La musique est tout à fait dans les intérêts de Jonny Trunk: groovy, kitsch, mais intelligente aussi. En bonus, la trame de The Freelance, plus jazzée, avec des passages assez “free” pour l’époque. Très sympa. Pour les amateurs de trames sonores mythiques (comme La Planète sauvage).
Two soundtracks by Basil Kirchin: Primitive London, a cult movie from 1965, very strange in a exploitation/Mondo vein, with striking and cruel images. The music is totally within the range of Jonny Trunk’s interests: groovy, kitsch, and intelligent. As a bonus, the soundtrack to The Freelance, jazzier, with rather “free” passages for the times. Quite nice. Fans of mythical soundtracks (like La Planète sauvage) will enjoy.

2011-01-18

Délire actuel, 2011-01-18

DÉLIRE ACTUEL

Réécoutez (streaming ou téléchargement) la dernière édition de Délire actuel ICI (cherchez Délire actuel dans la liste).
You can listen (stream or download) to the latest Délire Actuel broadcast HERE (look for Délire Actuel on the list of shows).

Édition du 18 janvier 2011
Show aired on Jan. 18, 2011

DESCRIPTION
DESCRIPTION
Jazz actuel / Portrait musical: Nicolas Bernier : En première heure, quelques parutions récentes en jazz actuel. En deuxième heure, un portrait musical de l’électronicien québécois Nicolas Bernier.
Avant-Jazz / Musical Profile: Nicolas Bernier: In the first hour, a handful of recent releases in creative jazz. In the second hour, a musical profile of Quebecois electronic artist Nicolas Bernier.

*WILLIAM PARKER ORGAN QUARTET / Theme for the Tasters (7:47) - Uncle Joe’s Spirit House (Centering Records)
PIERRE LABBÉ +12 / Freeleux (6:21) - Tremblement de fer (Ambiances magnétiques)

ALEXEY KRUGLOV / Ascension (7:00) - Russian Metaphor (Leo Records)
UNDIVIDED / Treason of Judas (12:26) - The Passion (Multikulti Project)

THE RENT / Blues for Aïda (suite) (13:20) - Musique de Steve Lacy (Ambiances magnétiques)


**NICOLAS BERNIER / line (strings) (2:54) + line (a) (10:35) - strings.lines (Crónica)
NICOLAS BERNIER / The Dead Deer (7:25) - The Dancing Deer EP (Home Normal)

NICOLAS BERNIER / Bourrasques électriques (6:04) + Petit port bien abrité (3:21) + Menace, incertitude, le temps se (dé)couvre (3:03) - courant.air (Ahornfelder)
NICOLAS BERNIER / Post (8:44) - Les Arbres (No Type)

**NICOLAS BERNIER & JACQUES POULIN-DENIS / SAU (4:09) - Sur fond blanc (Ekumen)


merci à/thanks to:



COMPLÉMENTS
SUPPLEMENTS

PIERRE LABBÉ
La même pièce (Freeleux) en concert au lancement du disque.
The same track (Freeleux) live at the CD release concert.



NICOLAS BERNIER
Son entrée dans electrocd.com.
His electrocd.com entry.
Nicolas Bernier: bio (français)     bio (english)

Un extrait en concert de l’œuvre Les Arbres, gagnante d’une mention Ars Electronica en 2009.
A short live excerpt of Les Arbres, honorary mention at Prix Ars Electronica 2009.

Délire musical, 2011-01-18


DÉLIRE MUSICAL
Réécoutez (streaming ou téléchargement) la dernière édition de Délire musical ICI (cherchez Délire Musical dans la liste).
You can listen (stream or download) to the latest Délire musical broadcast HERE (look for Délire Musical on the list of shows).

Édition du 18 janvier 2011 (rediffusion le 24 janvier)
Broadcast Date: Jan. 18, 2011 (rebroadcasted on Jan. 24)

LISTE DE DIFFUSION
PLAYLIST

Thème/Theme: *BASIL KIRCHIN / Primitive London 1 - Primitive London (Trunk Records)

PIKAPIKA TEART / Slavyanskaya 1 (4:03) - Moonberry (altrOck)
ORGIA PRAVEDNIKOV / Across Thin Ice (5:16) - For Those Who See Dreams, Vol. 1 (Electroshock Records)
CHURCH OF HED / Prairie Lights (2:57) - Rivers of Asphalt (Eternity’s Jest)

*ROEDELIUS / Übern Fluß (3:45) - Selbstportrait, Vol. II (Bureau B)
BEPPE CROVELLA / Many Moons, Many Junes (3:05) - What’s Rattlin’ on the Moon? (Moonjune)
CARON - DONATO / Missing You (3:25) - Basse contre basse (Disques Avant-Garde)

JÓNSI / Around Us (5:18) - Go (XL Recordings)
SUFJAN STEVENS / All for Myself (2:56) - The Age of Adz (Asthmatic Kitty)
PETER HAMMILL / Stumbled (4:47) - Thin Air (Fie!)

**THE MACHINE / Continental Drift (extrait/excerpt: 7:00) - RedHead (Rekids)

Merci à/thanks to:


COMPLÉMENTS
SUPPLEMENTS

PIKAPIKA TEART
En concert, juin 2010 (vidéo amateure).
Live in June 2010 (amateur footage).

THE MACHINE
Vidéo musicale pour une autre longue pièce de l’album: “Opening Ceremony”.
Music video for another extended track on the album: “Opening Ceremony”.